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Après ma série d’articles sur les graines germées, j’avais envie de vous parler de leurs cousines : les légumineuses. Lentilles, pois chiches, haricots, fèves, pois cassés… On les achète avec de bonnes intentions, puis elles attendent au fond du placard parce qu’on les croit longues à préparer et difficiles à digérer. Chez moi, c’est devenu l’inverse : un saladier de pois chiches qui trempe le soir, et le dîner du lendemain est déjà à moitié prêt.

Je vous explique ici comment cuisiner les légumineuses pour qu’elles soient fondantes, savoureuses et légères pour le ventre. Vous trouverez les temps de trempage et de cuisson, ce qu’elles apportent vraiment à votre santé, mes recettes préférées et les réponses aux questions qui reviennent le plus souvent en commentaire.

Bols de lentilles, pois chiches et haricots secs sur une table en bois avec le titre Cuisiner les légumineuses

Lentilles, pois chiches, haricots : tout savoir pour bien cuisiner les légumineuses

Les légumineuses, de quoi parle-t-on ?

Les légumineuses sont des plantes dont les graines poussent dans une gousse. Quand on récolte ces graines à maturité et qu’on les fait sécher, on obtient ce qu’on appelle les légumes secs. C’est d’eux que je parle dans cet article.

La nuance a son importance. Le petit pois frais et le haricot vert se cuisinent comme des légumes. Le pois cassé et le haricot blanc sec, eux, sont des légumineuses : plus riches en protéines, en fibres et en amidon, ils jouent le rôle d’un féculent dans l’assiette.

Voici les familles que vous croiserez le plus souvent :

  • Les lentilles : vertes, blondes, noires et corail (ces dernières, décortiquées, cuisent en un quart d’heure).
  • Les pois : pois chiches et pois cassés.
  • Les haricots : blancs, rouges, noirs, flageolets, azuki, mogettes et lingots.
  • Les fèves, entières ou décortiquées.
  • Le soja jaune, un peu à part parce qu’il contient bien plus de matières grasses que les autres.

Une petite anecdote que j’adore raconter à table : la cacahuète est, elle aussi, une légumineuse ! Sur le plan nutritionnel, on la range pourtant avec les oléagineux, car elle apporte surtout des lipides.

Pourquoi en manger plus souvent

Les autorités de santé ne laissent pas de place au doute. Le site public Manger Bouger recommande de consommer des légumes secs au moins deux fois par semaine, notamment parce qu’ils sont naturellement riches en fibres. Or, selon Santé publique France, 85 % des adultes n’atteignent pas ce repère.

L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation va encore plus loin dans les repères qu’elle a publiés pour les personnes végétariennes : elle y prévoit une portion de légumes secs chaque jour, ce qui se comprend puisqu’ils deviennent alors l’une de leurs principales sources de protéines.

Pour moi, l’argument décisif est venu d’ailleurs. Quand j’ai commencé à cuisiner sans gluten, les légumineuses m’ont sauvé la mise : elles sont naturellement sans gluten, nourrissantes, et elles remplacent sans peine une partie des pâtes ou du pain. Un détail tout de même si vous êtes cœliaque : les lentilles et les pois chiches sont parfois cultivés ou triés près de céréales. Choisissez alors des paquets garantis sans gluten, et triez vos lentilles avant de les rincer.

Ce qu’elles apportent dans votre assiette

Des protéines végétales, mais attention aux chiffres

On lit partout que les légumineuses contiennent 20 à 25 % de protéines. C’est vrai pour les graines sèches. Une fois cuites, elles ont absorbé à peu près deux fois et demie leur poids en eau, et la teneur tombe autour de 8 à 9 g pour 100 g (le soja jaune fait exception, avec environ 16 g). Pour convertir vos quantités sans vous tromper, j’ai conçu un calculateur poids cru, poids cuit qui couvre toutes les légumineuses courantes.

Le duo gagnant avec les céréales

Les protéines des légumineuses sont riches en lysine mais pauvres en méthionine, deux acides aminés que notre corps ne fabrique pas. Les céréales présentent le profil inverse, si bien qu’en les associant, vous obtenez un apport beaucoup plus complet. Pas besoin de les réunir dans la même assiette : il suffit de les répartir sur la journée.

Les cuisines du monde pratiquent cette association depuis des siècles : dal et riz en Inde, houmous et pain au Proche-Orient, couscous aux pois chiches au Maghreb, haricots rouges et galettes de maïs au Mexique.

Des fibres qui calent

Santé publique France fixe l’objectif à 25 g de fibres par jour. Avec environ 8 g de fibres pour 100 g de lentilles cuites, une belle assiette de 200 g couvre plus de la moitié de vos besoins. Ces fibres ralentissent la digestion, prolongent la sensation de satiété et nourrissent les bonnes bactéries de l’intestin.

Des minéraux et un index glycémique bas

Les légumineuses apportent du fer, du magnésium, du potassium et des folates (vitamine B9). Leur fer est d’origine végétale, donc moins bien absorbé que celui de la viande. Mon astuce : ajoutez une source de vitamine C au même repas, comme un filet de citron, du persil frais ou quelques lamelles de poivron cru.

Leur index glycémique est bas, entre 15 et 40 selon les variétés, ce qui évite les pics de sucre dans le sang. C’est intéressant pour tout le monde, et plus encore pour les personnes diabétiques.

Ventre gonflé : pourquoi, et comment l’éviter

Si les légumineuses ont mauvaise réputation, c’est surtout à cause de leurs oligosaccharides, des sucres que notre intestin grêle ne sait pas découper. Ils arrivent intacts dans le côlon, où nos bactéries les font fermenter… avec les gaz qui vont avec. Les graines contiennent aussi des phytates, qui freinent l’absorption du fer et du zinc.

Heureusement, la cuisine a une réponse à chacun de ces soucis :

  • Le trempage réveille la phytase, une enzyme naturellement présente dans la graine, qui dégrade une partie des phytates. Une partie des sucres fermentescibles passe aussi dans l’eau, que vous jetterez.
  • Une cuisson longue et douce achève le travail. L’enveloppe de la graine freine pourtant le passage de ces sucres dans l’eau : une étude menée sur deux légumineuses a montré que les graines décortiquées en perdaient 70 à 85 % à la cuisson, contre 24 à 66 % pour les graines entières. Voilà pourquoi les lentilles corail et les pois cassés, déjà décortiqués, passent mieux chez les ventres sensibles.
  • Les épices : cumin, fenouil, carvi, gingembre, laurier ou sarriette parfument l’eau de cuisson et sont utilisés depuis toujours pour limiter les ballonnements.
  • L’algue kombu : j’en glisse un morceau dans la casserole par habitude. La tradition lui prête un effet attendrissant que la science n’a pas vraiment mesuré, mais elle apporte un goût iodé que j’aime beaucoup.
  • La progressivité : si vous en mangez rarement, commencez par de petites portions. Votre flore intestinale s’habitue en quelques semaines, et l’inconfort diminue.

Pour aller encore plus loin, vous pouvez faire germer vos légumineuses avant de les cuire : je vous explique la méthode dans mon dossier sur les graines germées.

Schéma illustré des 6 astuces pour mieux digérer les légumineuses : trempage, rinçage, cuisson douce, épices, graines décortiquées, petites portions

Six astuces simples pour mieux digérer les légumineuses

Le trempage pas à pas

Le trempage concerne les pois chiches, les haricots, les fèves et le soja. Les lentilles et les pois cassés peuvent s’en passer. Voici ma méthode :

  1. Triez les graines sur un plateau : on y trouve parfois un petit caillou ou une graine abîmée.
  2. Rincez-les à l’eau froide dans une passoire.
  3. Couvrez-les de trois fois leur volume d’eau dans un grand saladier, car elles vont doubler de volume.
  4. Laissez tremper 8 à 12 heures, soit une nuit. Par temps chaud, mettez le saladier au réfrigérateur pour éviter un début de fermentation.
  5. Jetez l’eau de trempage et rincez de nouveau avant la cuisson.

Vous avez oublié de les mettre à tremper la veille ? Passez au trempage express : portez les graines à ébullition 2 minutes dans un grand volume d’eau, couvrez, retirez du feu et laissez reposer 1 heure. Égouttez, rincez, puis lancez la cuisson. C’est un peu moins efficace pour la digestion, mais ça dépanne bien.

Si votre eau est très calcaire (au-delà de 30 degrés français environ, la valeur figure sur la fiche qualité jointe à votre facture d’eau), le calcium durcit la peau des graines. Une pincée de bicarbonate de soude dans l’eau de trempage ou une eau filtrée règle le problème.

Ma variante préférée, c’est la pré-germination. Après le trempage, égouttez les graines et laissez-les 12 heures dans une passoire posée sur un bol, couverte d’un torchon humide, en les rinçant une ou deux fois. Un petit germe pointe parfois le bout de son nez : c’est le signe que les enzymes travaillent, et vos graines cuiront encore plus vite.

Les techniques de cuisson

À la casserole, la méthode classique

Placez les légumineuses égouttées dans une grande casserole avec trois fois leur volume d’eau froide. Ajoutez une feuille de laurier, un morceau de kombu ou une pincée de cumin. Portez à ébullition, puis baissez à petit frémissement, couvercle entrouvert. Écumez la mousse qui se forme au début et surveillez le niveau d’eau : les graines doivent toujours rester immergées.

Côté assaisonnement, je sale aux trois quarts de la cuisson. On accuse souvent le sel de durcir les légumineuses, alors que les vrais responsables sont plutôt le calcaire et l’acidité. Ajoutez donc la tomate, le vin, le vinaigre ou le citron une fois les graines tendres, sinon elles risquent de rester fermes même après des heures de cuisson.

Pour vérifier la cuisson, écrasez une graine entre deux doigts. Elle doit céder sans résistance, avec un cœur fondant et sans grain farineux.

À l’autocuiseur, pour gagner du temps

L’autocuiseur divise les temps de cuisson par deux ou trois : des pois chiches trempés sont prêts en 20 à 25 minutes au lieu d’une heure et demie. Ne remplissez jamais la cuve à plus de la moitié, car les légumineuses moussent beaucoup et peuvent boucher la soupape. Une cuillère d’huile dans l’eau limite cette mousse. Laissez ensuite la pression retomber d’elle-même.

Haricots rouges : la règle de sécurité à connaître

Les haricots rouges crus ou mal cuits contiennent une lectine, la phytohémagglutinine, qui peut provoquer de violents maux de ventre. Faites-les toujours bouillir à gros bouillons pendant au moins 10 minutes avant de poursuivre la cuisson à feu doux. Ne les cuisez jamais directement dans une mijoteuse basse température : une chaleur trop faible ne détruit pas cette substance et peut même rendre les haricots plus toxiques que crus. Les haricots en conserve, eux, sont déjà cuits et ne posent aucun problème.

Mon astuce d’organisation

Je cuis toujours un grand volume à la fois, par exemple 500 g de pois chiches secs. Une fois refroidis, je les répartis en sachets de 250 g avec un peu de leur eau de cuisson, puis je les congèle. Ils se gardent ainsi trois mois, et j’ai toujours une base prête pour un houmous ou une salade. Gardez aussi le jus de cuisson des pois chiches : c’est l’aquafaba, qui monte en neige comme des blancs d’œufs et remplace les œufs dans les mousses et les meringues.

Tableau récapitulatif : trempage et cuisson

Voici les repères que j’utilise dans ma cuisine. Ce sont des ordres de grandeur : des graines anciennes demandent plus de temps, et une eau dure rallonge aussi la cuisson. Goûtez toujours avant d’égoutter.

Infographie des temps de trempage et de cuisson des légumineuses à la casserole et à l'autocuiseur

Temps de trempage et de cuisson des principales légumineuses

Temps de trempage et de cuisson des légumineuses (graines sèches)
Légumineuse Trempage Cuisson à la casserole Cuisson à l’autocuiseur
Lentilles corail Aucun 10 à 15 min Déconseillée (trop de mousse)
Lentilles vertes ou blondes Aucun 20 à 30 min 8 à 10 min
Lentilles noires Aucun 20 à 25 min 8 min
Pois cassés Facultatif (2 h) 45 min à 1 h 10 à 15 min
Pois chiches 12 h 1 h à 1 h 30 20 à 25 min
Haricots blancs 12 h 1 h à 1 h 30 15 à 20 min
Haricots rouges 12 h 1 h à 1 h 30, dont 10 min à gros bouillons 15 à 20 min
Flageolets 8 à 12 h 1 h 15 min
Haricots azuki 4 à 8 h 45 min à 1 h 12 à 15 min
Fèves sèches décortiquées 12 h 45 min à 1 h 12 à 15 min
Soja jaune 12 à 24 h 2 h à 3 h 30 à 40 min

Les valeurs nutritionnelles en un coup d’œil

Pour comparer les légumineuses entre elles, voici leurs valeurs moyennes pour 100 g de graines cuites. Elles varient un peu selon la variété et la durée de cuisson.

Tableau nutritionnel récapitulatif des légumineuses

Tableau nutritionnel récapitulatif des légumineuses

Valeurs nutritionnelles moyennes pour 100 g de légumineuses cuites
Légumineuse Protéines (g) Glucides (g) Lipides (g) Index glycémique
Lentilles vertes 9,0 20,1 0,4 30
Pois chiches 8,9 27,4 2,6 35
Haricots rouges 8,7 22,8 0,5 35
Fèves 8,0 22,2 0,7 40
Haricots blancs 9,7 20,2 0,6 35
Pois cassés 8,3 25,0 1,2 25
Lentilles corail 8,4 20,2 0,5 26
Soja jaune 16,6 9,9 9,2 15

Le soja jaune sort clairement du lot, avec deux fois plus de protéines que les autres, mais aussi beaucoup plus de lipides. Juste derrière lui, les pois cassés et les lentilles corail affichent les index glycémiques les plus bas du groupe.

Conserves, bocaux et surgelés : une bonne option ?

Oui, et je les utilise sans complexe les soirs pressés. Manger Bouger les cite d’ailleurs comme une solution pour multiplier les recettes rapides. Leurs qualités nutritionnelles restent très proches de celles des graines cuites à la maison.

Gardez simplement trois réflexes en tête :

  • Lisez la liste d’ingrédients : légumineuses, eau, sel, et c’est tout. Passez votre chemin si vous voyez du sucre ou des additifs.
  • Rincez-les sous l’eau froide, ce qui élimine une partie du sel et des sucres responsables des ballonnements.
  • Choisissez des bocaux en verre plutôt que des boîtes métalliques : le verre n’a pas de revêtement intérieur et se recycle à l’infini.

Au rayon surgelés, vous trouverez surtout des fèves, des edamames (des fèves de soja récoltées encore vertes) et quelques haricots, pratiques pour une poêlée minute.

Mes idées pour les cuisiner

En tartinades

C’est ma porte d’entrée préférée pour ceux qui boudent les légumineuses. Mixées avec un peu d’huile d’olive, du citron et des épices, elles deviennent crémeuses et irrésistibles sur une tranche de pain grillé :

En soupes

Les lentilles corail fondent dans les soupes et leur donnent une texture veloutée sans une goutte de crème. Essayez ma soupe de potimarron aux lentilles corail, idéale en ce moment, ou mon velouté de cresson aux lentilles corail.

En plat complet

Mon plat de semaine, c’est le dal : des lentilles corail mijotées un quart d’heure avec oignon, ail, gingembre, curcuma et lait de coco. Je le sers avec du riz basmati ou du quinoa, et l’association céréale et légumineuse se fait sans même y penser. En hiver, j’adore aussi une purée de pois cassés aux carottes ou un chili de haricots rouges aux épices douces. Vous retrouverez d’ailleurs des légumineuses dans plusieurs de mes menus sans gluten de saison.

En salades

Froides, les lentilles vertes adorent la vinaigrette à la moutarde, l’échalote et le persil. Les pois chiches, eux, se marient avec le concombre, la tomate, la menthe et quelques dés d’avocat. Préparées le matin, ces salades sont encore meilleures le midi, une fois bien imprégnées.

En apéritif

Les pois chiches rôtis sont devenus le grignotage préféré de ma famille. Séchez bien des pois chiches cuits dans un torchon, enrobez-les d’une cuillère d’huile, de paprika fumé et d’une pincée de sel, puis enfournez-les 25 à 30 minutes à 200 °C en remuant à mi-cuisson. Ils ressortent aussi croustillants que des cacahuètes, et le bol se vide en dix minutes chez nous.

En version sucrée

Oui, les légumineuses s’invitent aussi au dessert ! Dans mon gâteau au chocolat et pois chiche, ils remplacent la farine et le beurre, et personne ne devine leur présence. Les haricots azuki servent aussi de base à la pâte de haricots sucrée qui garnit de nombreuses pâtisseries japonaises.

En farine

La farine de pois chiche fait des merveilles en cuisine sans gluten : galettes, socca niçoise, panisses, pâte à beignets… Elle sert également de base à mon pain à la farine de pois chiche.

Un choix malin pour la planète et votre budget

Les légumineuses ont un vrai talent agricole : grâce à des bactéries logées dans de petites nodosités de leurs racines, elles captent l’azote de l’air et enrichissent le sol. Elles n’ont donc presque pas besoin d’engrais azotés, et elles profitent aux cultures qui leur succèdent dans la rotation.

Remplacer une partie de la viande par des légumes secs allège aussi l’empreinte carbone de vos repas, parce que leur production demande beaucoup moins de terres, d’eau et d’énergie que l’élevage.

Et côté porte-monnaie, difficile de faire mieux. Avec 60 g de graines sèches par personne en accompagnement, la portion revient à quelques dizaines de centimes. Les lentilles vertes du Puy ou du Berry, les pois chiches et les haricots cultivés en France se trouvent facilement, souvent en vrac et en bio.

Bien les acheter et les conserver

  • Au placard, rangez-les dans un bocal hermétique, à l’abri de la lumière et de l’humidité. Selon une vieille astuce de grand-mère, une feuille de laurier dans le bocal éloignerait les mites alimentaires.
  • Consommez-les dans l’année : avec le temps, les graines se dessèchent encore et deviennent très longues à cuire.
  • Ne mélangez pas deux lots d’âges différents dans le même bocal, sinon les plus anciens resteront croquants quand les autres seront fondants.
  • Une fois cuites, elles se gardent 3 à 4 jours au réfrigérateur dans une boîte fermée, et environ 3 mois au congélateur.
  • Variez les plaisirs en alternant lentilles, pois cassés, haricots azuki, fèves ou flageolets : chaque variété a sa texture et son goût.

Questions fréquentes

Faut-il obligatoirement faire tremper les légumineuses ?

Non pour les lentilles et les pois cassés, qui cuisent sans trempage. Pour les pois chiches, les haricots, les fèves et le soja, le trempage de 8 à 12 heures est fortement conseillé : il réduit le temps de cuisson et améliore la digestion. À défaut, le trempage express (2 minutes d’ébullition puis 1 heure de repos hors du feu) dépanne.

Pourquoi les légumineuses donnent-elles des ballonnements ?

Elles contiennent des oligosaccharides, des sucres que l’intestin grêle ne digère pas. Ils fermentent dans le côlon et produisent des gaz. Le trempage, une cuisson longue, les épices comme le cumin et le fenouil, et une consommation régulière par petites portions limitent fortement ces désagréments.

Quelle quantité de légumineuses prévoir par personne ?

Comptez environ 60 g de graines sèches par personne en accompagnement et 90 g en plat principal. Les légumineuses font à peu près deux fois et demie leur poids à la cuisson : 60 g secs donnent environ 150 g une fois cuits.

Peut-on remplacer la viande par des légumineuses ?

Oui, à condition de les associer à des céréales sur la journée (riz, quinoa, pain, sarrasin) pour obtenir des protéines complètes. Pensez aussi à ajouter une source de vitamine C au repas pour mieux absorber leur fer végétal.

Les légumineuses en conserve sont-elles moins bonnes pour la santé ?

Non, leurs qualités nutritionnelles restent proches de celles des graines cuites à la maison. Choisissez des produits sans sucre ni additif, de préférence en bocal de verre, et rincez-les avant usage pour retirer une partie du sel.

Les légumineuses contiennent-elles du gluten ?

Non, elles sont naturellement sans gluten. Elles peuvent toutefois contenir des traces de céréales si elles sont cultivées ou triées au même endroit. Les personnes cœliaques ont intérêt à choisir des paquets garantis sans gluten et à trier leurs lentilles.

Pourquoi mes pois chiches restent-ils durs après la cuisson ?

Les causes les plus fréquentes sont des graines trop anciennes, une eau très calcaire ou un ingrédient acide (tomate, vinaigre, citron) ajouté trop tôt. Utilisez des pois chiches de l’année, ajoutez une pincée de bicarbonate dans l’eau de trempage et réservez les ingrédients acides pour la fin.

Les haricots rouges crus sont-ils dangereux ?

Oui, ils contiennent une lectine, la phytohémagglutinine, qui provoque de violents troubles digestifs. Faites-les toujours bouillir à gros bouillons au moins 10 minutes avant de poursuivre la cuisson, et ne les cuisez jamais directement en mijoteuse basse température.

Peut-on congeler des légumineuses cuites ?

Oui, très bien. Laissez-les refroidir, répartissez-les en portions avec un peu de leur eau de cuisson et congelez-les. Elles se gardent environ 3 mois et se décongèlent en quelques minutes dans une casserole ou directement dans une soupe.

Prêt(e) à les remettre au menu ?

Les légumineuses demandent surtout un peu d’anticipation, et le reste se fait presque tout seul : un saladier qui trempe pendant la nuit, une casserole qui frémit pendant que vous préparez autre chose, et vous voilà avec la base de trois ou quatre repas. Commencez par les lentilles corail si votre ventre est sensible, puis aventurez-vous du côté des pois chiches et des haricots. Deux plats de légumineuses par semaine, c’est un objectif facile à tenir, bon pour votre santé, pour votre budget et pour la planète.

Dites-moi en commentaire quelle est votre légumineuse préférée, et comment vous la cuisinez : je suis toujours curieuse de découvrir vos recettes de famille !

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