Vingt-sept farines, cinq familles, et une question qui revient toujours : par laquelle commencer ? Ce guide rassemble ce que j’utilise réellement au quotidien, après des années d’essais et de ratés, pour mes recettes de pains sans gluten, mes pâtes à tarte et mes gâteaux sans gluten.
Vous y trouverez le profil de chaque farine, un tableau nutritionnel complet, mes sept mélanges par type de préparation — et une section sur l’indice glycémique qui va probablement vous surprendre, parce qu’elle contredit tout ce qu’on lit ailleurs.
Le point de départ, lui, tient en une phrase : une farine sans gluten ne se comporte pas comme la farine de blé. On ne substitue pas, on compose.

Liste des farines sans gluten et leurs utilisations
Ce que vous allez trouver dans ce guide
- Farines de céréales : riz, maïs, sorgho, millet
- Farines de pseudo-céréales : sarrasin, quinoa, teff, amarante
- Farines de légumineuses : pois chiche, lentille, soja
- Farines d’oléagineux : amande, noisette, coco, sésame
- Farines de racines et tubercules : manioc, arrow-root, patate douce
- Farines moins connues : lupin, souchet, banane verte, caroube
- Farine, fécule ou amidon : ne pas les confondre
- L’indice glycémique des farines sans gluten
- Repères rapides par familles
- Tableau nutrition et usages de 27 farines
- Mes ratios de mélanges maison
- Liants et améliorants utiles
- Mes 7 mélanges par type de préparation
- Questions fréquentes
- Stockage et conservation

Les familles de farines sans gluten
Farines de céréales : riz, maïs, sorgho, millet
Riz blanc (goût neutre, couleur claire). Je l’emploie pour alléger les pâtes à gâteaux, biscuits et crêpes. Seule, elle donne parfois une mie friable, donc je la marie avec une fécule pour la souplesse. C’est aussi la seule farine que je fabrique moi-même quand j’y pense : la farine de riz maison revient nettement moins cher.
Riz complet (saveur plus prononcée, fibres en plus). Je l’utilise pour les cakes et les pâtes à tarte rustiques. Il absorbe un peu plus d’eau, j’ajoute une cuillère d’huile pour éviter le côté sec.
Maïs (farine fine ou semoule/polenta). Parfaite pour tortillas, sablés, panures et cornbread. En pâtisserie, je la coupe avec du riz blanc pour garder de la légèreté. Attention à ne pas la confondre avec la fécule de maïs, ce sont deux produits différents — j’y reviens plus bas.
Sorgho (grain doux, légèrement sucré). Excellent pour pains, pancakes, muffins. Je l’aime avec du sarrasin et un liant pour obtenir une mie moelleuse.
Millet (goût discret, couleur jaune pâle). Utile pour tartes et pains, il apporte du corps sans dominer le goût. Je le tamise fin pour une texture plus douce. Riche en matières grasses, il rancit vite : achetez de petits paquets et gardez-les au frais.
Farines de pseudo-céréales : sarrasin, quinoa, teff, amarante
Sarrasin (saveur typée, couleur grise). C’est ma base pour les galettes, les gaufres salées et les pains rustiques. En tarte, je l’adoucis avec du riz ou de l’amande pour gagner en finesse. Une précision qui a son importance : le sarrasin ne contient pas de gluten par nature, mais il est très fréquemment contaminé par le blé ou l’orge à la culture, au transport ou à la mouture. En cas de maladie cœliaque, seule la mention « sans gluten » sur le paquet fait foi.
Quinoa (saveur végétale, parfois herbacée). Je le torréfie 5 minutes à sec pour calmer l’amertume. Très bon dans les pains, les crackers et les pâtes fraîches maison.
Amarante (arômes de noisette). Je l’emploie en petite part pour enrichir la pâte en protéines. Utile en biscuits croustillants et pains denses.
Teff (notes de cacao et de noisette). Parfait pour les pains moelleux et les cookies. Je l’associe au sorgho et au psyllium pour une mie plus élastique.
Farines de légumineuses : pois chiche, lentille, soja
Pois chiche (goût caractéristique). Idéale pour socca, falafels, panisses, pâtes à frire et biscuits salés. Elle donne du fondant si on l’hydrate correctement. Son amertume à cru disparaît entièrement à la cuisson : ne jugez jamais une pâte au pois chiche avant qu’elle soit cuite.
Lentille (verte ou corail). J’en mets une petite proportion dans les pains et les wraps. Elle améliore les apports en protéines et la tenue en sandwich.
Soja (riche en protéines et en lipides). À utiliser avec parcimonie pour enrichir la valeur nutritive des muffins et du pain. Texture moelleuse si elle est bien dosée.
Haricot (blanc, rouge ou noir) et pois jaune. Je les réserve aux pains et aux brownies façon « bean flour », toujours en mélange pour arrondir le goût.
Farines d’oléagineux : amande, noisette, coco, sésame
Amande (gras naturel, goût doux). Parfaite pour les tartes sucrées, les biscuits sablés et les génoises sans gluten. Elle apporte du moelleux et une belle couleur dorée.
Noisette et châtaigne. Je m’en sers pour parfumer gâteaux, financiers et pâtes sablées, et la châtaigne se marie très bien avec le cacao et les agrumes.
Un mot sur la châtaigne, justement : je la range ici par habitude, parce qu’on l’emploie comme l’amande, pour parfumer. Nutritionnellement, elle n’a rien à voir. 70 à 75 g de glucides pour 100 g contre 18 à 22 g pour l’amande, et quatre fois moins de protéines. Elle apporte du sucre et de l’amidon, pas du gras. Ne les substituez pas l’une à l’autre sans ajuster le sucre de la recette — je le baisse d’un bon tiers quand je passe à la châtaigne.
Coco (riche en fibres, très absorbante). Je l’utilise en petite quantité pour épaissir les pâtes à crêpes ou les muffins, toujours avec un liquide supplémentaire.
Sésame, tournesol, lin, chanvre. En petite dose, elles enrichissent crackers, pains et granolas. Le lin moulu agit comme liant naturel. Toutes ces farines grasses rancissent rapidement : réfrigérateur obligatoire au-delà de quelques semaines.
Farines de racines et tubercules : manioc, arrow-root, patate douce
Manioc. Attention, la racine donne deux produits différents : la farine de manioc, brune et fibreuse, et le tapioca, qui est la fécule extraite de cette même racine. C’est le tapioca qui donne de la souplesse et ce côté élastique recherché dans les mélanges à pain.
Arrow-root et fécule de pomme de terre. Utiles pour alléger, lier et apporter du moelleux. Je préfère l’arrow-root pour les sauces et les crèmes : il reste transparent et supporte l’acidité, là où la fécule de maïs trouble légèrement.
Patate douce. Elle apporte couleur et douceur. Intéressante en pancakes, brownies et pains moelleux.
Farines moins connues : lupin, souchet, banane verte, caroube
Lupin (protéines élevées). Je l’utilise à hauteur de 5 à 10 % dans un mélange pour pain afin d’améliorer la structure. Attention au goût marqué — et à un point de sécurité rarement signalé : le lupin fait partie des quatorze allergènes à déclaration obligatoire, et une réaction croisée avec l’allergie à l’arachide est possible. À écarter si vous recevez des convives allergiques.
Souchet (ou noix tigrée), légèrement sucrée. Excellente pour les biscuits et les fonds de tarte crue, et bien tolérée sur le plan digestif d’après mon expérience.
Banane verte (amidon résistant). Texture sèche si elle est utilisée seule, pratique pour les pancakes et les pâtes à frire en association avec riz et tapioca.
Caroube, au goût de cacao léger. Je l’emploie comme correcteur de texture et d’arôme dans les brownies et les cakes.
Farine, fécule ou amidon : ne pas les confondre
Vous allez voir revenir ces trois mots dans tous mes mélanges, et la distinction n’est pas cosmétique. Une farine est un grain moulu : elle contient de l’amidon, mais aussi des protéines, des fibres, des minéraux et du goût. Une fécule — on dit aussi amidon — est l’amidon seul, extrait et purifié : 85 à 90 g de glucides pour 100 g, zéro protéine, aucun goût.
Concrètement : la farine apporte de la matière, la fécule apporte un comportement. C’est pour cette raison que je ne dépasse pas 20 % de fécules cumulées dans ce que je mange tous les jours, alors que les mix du commerce montent souvent à 50 % et parfois bien au-delà. Si le sujet vous intéresse, j’ai détaillé la différence entre farine, fécule et amidon dans un article dédié, avec le cas du maïs qui fait le plus de dégâts en cuisine.
L’indice glycémique des farines sans gluten

L’indice glycémique d’une farine n’existe pas !
C’est la question qui revient le plus souvent dans vos messages, et ma réponse va vous surprendre : une farine crue n’a pas d’indice glycémique mesurable. L’IG se détermine en faisant manger à des volontaires une portion contenant 25 ou 50 g de glucides disponibles, puis en suivant leur glycémie pendant deux heures, selon la norme ISO 26642:2010. Personne ne consomme 50 g de glucides de farine de riz à la cuillère.
Les chiffres qui circulent partout sont donc des estimations dérivées de la graine entière cuite, rarement des mesures sur farine. Et quand on regarde les données réellement publiées, elles racontent une autre histoire : les tables internationales de référence donnent un IG de 103 pour un pain sans gluten au sarrasin, contre 57 pour un pain blanc sans gluten. Le sarrasin, réputé à IG modéré, donne ici le pain le plus glycémiant.
À l’inverse, des muffins préparés avec du sorgho complet, du maïs, du riz complet ou du blé se situent tous entre 32 et 56. Même farine de riz complet, même farine de sorgho, mais soixante points d’écart avec les pains. Ce n’est pas la farine qui fait l’indice glycémique, c’est la recette entière.
Les quatre leviers qui comptent vraiment
- La granulométrie. Dans l’étude sur les muffins, le sorgho à mouture intermédiaire descend à 32 quand les moutures fine et grossière restent plus hautes. Plus la farine est fine, plus l’amidon est accessible aux enzymes. Je tamise donc moins que ce qu’on conseille habituellement.
- Les matières grasses et les protéines. L’amande, la noisette et le pois chiche ralentissent la vidange gastrique. C’est pour cela que je descends rarement sous 20 % de farine d’oléagineux dans mes pâtes sablées.
- Les fibres et les liants. Psyllium, lin moulu et son de riz épaississent le bol alimentaire et freinent l’accès à l’amidon. Ils servent la texture et la réponse glycémique en même temps.
- Le refroidissement. Un pain complètement refroidi — mieux encore, tranché puis congelé et retoasté — voit une partie de son amidon rétrograder en amidon résistant. C’est gratuit et c’est efficace.
Autrement dit, je ne choisis pas mes farines pour leur IG supposé, je construis la recette autour. Un mélange riz-tapioca dans un pain très hydraté et très cuit sera plus glycémiant qu’un gâteau à 40 % d’amande, quelle que soit l’étiquette collée aux farines.
Si vous cherchez les valeurs chiffrées farine par farine, avec le détail de ce que vaut chaque source, j’ai consacré un article entier aux farines sans gluten à IG bas. Vous y trouverez le tableau complet et mes mélanges construits pour limiter la réponse glycémique.
Comment je m’organise avec les farines sans gluten
Je garde trois boîtes prêtes à l’emploi : un mélange neutre pour les gâteaux et les crêpes sans gluten, un mélange rustique pour les tartes salées, et un mélange spécial « farine pour pain sans gluten » enrichi en fibres et en protéines. Cela me permet d’aller vite tout en gardant des textures fiables.
Si vous préférez partir d’une formule déjà éprouvée plutôt que de composer la vôtre, voyez mon mix pâtisserie sans gluten maison ou sa version sans maïs, compatible Seignalet. Et pour la méthode de substitution proprement dite, tout est détaillé ici.

La base de mélanges de farines sans gluten
Repères rapides par familles de farines
| Famille | Farines concernées | Profil gustatif | Usages principaux |
|---|---|---|---|
| Céréales | Riz, maïs, sorgho, millet | Neutre à doux | Pains, gâteaux, crêpes, panures |
| Pseudo-céréales | Sarrasin, quinoa, amarante, teff | Marqué à noisetté | Pains, galettes, cookies |
| Légumineuses | Pois chiche, lentille, soja, haricot | Caractéristique, protéines en plus | Socca, wraps, pains |
| Fruits à coque et graines | Amande, noisette, coco, sésame, chanvre | Moelleux et parfumé | Sablés, tartes, crackers |
| Amylacées parfumées | Châtaigne, patate douce, banane verte, souchet, caroube | Doux et sucré | Gâteaux, crêpes, fonds de tarte |
| Racines et fécules | Manioc (tapioca), arrow-root, pomme de terre | Neutre, texturant | Liants, sauces, allègement des pâtes (20 % maximum) |
Tableau récapitulatif des farines sans gluten : nutrition et usages
| Farine | Protéines (≈/100 g) | Glucides (≈/100 g) | Vitamines dominantes | Minéraux dominants | Utilisations clés |
|---|---|---|---|---|---|
| Riz blanc | 6–8 g | 78–82 g | B (B1, B3) | Mg, P | Gâteaux légers, crêpes, sauces claires |
| Riz complet | 7–9 g | 72–76 g | B (B1, B3), E | Mg, Mn | Tartes rustiques, cakes, pains en mélange |
| Maïs | 6–8 g | 74–78 g | B (B3) | P, K | Tortillas, panures, cornbread |
| Sorgho | 9–12 g | 70–75 g | B | Fe, Mg | Pain, muffins, pancakes |
| Millet | 10–11 g | 70–73 g | B | Mg, P | Tartes, pains, galettes |
| Sarrasin | 10–13 g | 65–72 g | B, E | Mg, Mn | Galettes, pains, gaufres |
| Quinoa | 13–15 g | 60–64 g | B, E | Mg, Fe | Pain, crackers, pâtes |
| Amarante | 14–16 g | 62–66 g | B | Mg, Ca | Biscuits, pains denses |
| Teff | 11–13 g | 70–74 g | B | Fe, Ca | Pains moelleux, cookies |
| Pois chiche | 20–22 g | 55–60 g | B, E | Fe, Mg | Socca, panisses, biscuits salés |
| Lentille | 22–24 g | 55–60 g | B | Fe, K | Pains, wraps, crackers |
| Soja | 35–40 g | 25–30 g | B, K | Ca, Fe | Muffins protéinés, pain (petites doses) |
| Haricot | 20–22 g | 55–60 g | B | Fe, K | Brownies, pains denses |
| Amande | 20–22 g | 18–22 g | E, B | Mg, Ca | Tartes, sablés, moelleux |
| Noisette | 14–16 g | 16–20 g | E | Mg, Cu | Biscuits, pâtes sablées |
| Châtaigne | 4–6 g | 70–75 g | C, B | K, Mg | Gâteaux, tartes sucrées |
| Coco | 6–8 g | 20–25 g | B | Mn, Cu | Muffins, épaississant, pancakes |
| Sésame | 17–19 g | 20–25 g | B, E | Ca, Fe | Crackers, pains, biscuits |
| Chanvre | 30–32 g | 5–8 g | B, E | Mg, Fe | Pains, barres, cookies (petites doses) |
| Lin | 18–20 g | 10–14 g | B, E | Mg, Se | Liant naturel, pains, crackers |
| Manioc (tapioca) | 0–1 g | 85–90 g | — | K | Élasticité, liant, pains |
| Arrow-root | 0–1 g | 80–85 g | — | K | Épaississant, sauces, pâtisserie |
| Pomme de terre (amidon) | 0–1 g | 85–90 g | — | K | Légèreté, moelleux, liant |
| Patate douce | 4–6 g | 75–80 g | A, C | K, Mn | Brownies, pancakes, pains moelleux |
| Lupin | 35–40 g | 10–12 g | B | Mg | Pains protéinés (faible proportion, allergène) |
| Souchet | 4–6 g | 60–65 g | E | K, P | Biscuits, fonds crus, granola |
| Banane verte | 3–5 g | 70–75 g | B | K | Pancakes, pâtes à frire, pains (en mélange) |
| Caroube | 4–6 g | 85–90 g | B | Ca | Brownies, cakes, correcteur d’arôme |
Fourchettes indicatives établies d’après les tables de composition nutritionnelle Ciqual (ANSES) et FoodData Central (USDA). Les valeurs varient selon la variété, le taux d’extraction et le procédé de mouture.
Mes ratios de mélanges maison
Pâte brisée salée. Je prépare un mélange de 40 % de farine de riz complet, 40 % de sarrasin et 20 % d’amande. J’ajoute une pincée de sel et de l’eau froide au besoin, je pétris rapidement pour ne pas chauffer la pâte, et je la laisse reposer au réfrigérateur au moins 30 minutes. J’étale entre deux feuilles de papier cuisson pour éviter les fissures. Ce mélange donne une pâte rustique mais souple, idéale pour les quiches et les tartes salées.
Pâte sablée sucrée. J’utilise 50 % de farine de riz blanc, 30 % d’amande et 20 % de châtaigne. J’ajoute un peu de sucre complet pour relever les saveurs — mais moins que dans une recette au blé, la châtaigne sucrant déjà beaucoup. J’incorpore du beurre clarifié ou une alternative végétale, je façonne rapidement une boule et je laisse reposer avant d’abaisser. Pour les garnitures humides, je précuis à blanc 10 à 15 minutes pour garantir une bonne tenue.
Farine sans gluten pour pain. Ma base est un mélange de sorgho, teff et riz complet. J’ajoute du tapioca pour l’élasticité et du psyllium pour la structure, et j’hydrate généreusement car ces farines absorbent beaucoup. La pâte reste plus collante qu’une pâte au blé, c’est normal — n’ajoutez surtout pas de farine pour corriger, huilez vos mains. Je cuis en moule pour éviter l’affaissement, je couvre d’une cloche les 20 premières minutes pour garder l’humidité et favoriser la levée, et je laisse refroidir complètement avant de trancher.
Liants et améliorants utiles
Psyllium. Il apporte structure et souplesse, c’est un allié indispensable pour le pain. Le dosage dépend de la préparation, pas du mélange : comptez 1 à 2 % du poids de farine en pâtisserie, et 3 à 5 % en panification. Au-delà, la mie devient caoutchouteuse.
Graines de lin moulues. Elles remplacent parfois l’œuf, donnent du liant et enrichissent en fibres.
Œufs ou purées de fruits. Ils stabilisent les pâtes et retiennent l’humidité.
Vapeur au four. Elle améliore la levée et donne une mie plus régulière. Je l’utilise toujours pour le pain.
Astuces et variantes pour vos mélanges de farines sans gluten
Mes idées pour sublimer vos préparations sans gluten
- Pâtisserie légère : pour alléger encore vos gâteaux, ajoutez une cuillère de fécule au mélange riz blanc, amidon et amande. Vos cakes seront plus aériens — sans dépasser les 20 % de fécule sur l’ensemble.
- Tartes salées rustiques : pour renforcer la tenue, ajoutez une cuillère de graines de lin moulues hydratées à votre mélange riz complet, sarrasin et amidon. La pâte gagne en souplesse.
- Pain plus élastique : testez un ajout de 1 c. à s. de graines de chia hydratées en plus du sorgho, teff, riz et tapioca. La mie se rapproche de celle du blé.
- Crêpes souples : laissez reposer la pâte une heure au lieu de 30 minutes. Le mélange riz blanc et fécule devient plus fluide et donne des crêpes plus faciles à retourner.
- Gaufres encore plus croustillantes : ajoutez une cuillère de farine de pois chiche au mélange sarrasin, riz et tapioca. La croûte devient plus dorée et parfumée.
- Cookies fondants : dans le mélange teff, sorgho et tapioca, remplacez une partie du sucre par de la purée de dattes. Cela apporte de l’humidité et une saveur caramélisée.
- Gâteaux moelleux : pour un résultat aérien qui se conserve, ajoutez une cuillère de yaourt végétal dans la pâte contenant amande et tapioca. Le gras et l’acidité retardent le rassissement bien mieux que l’amidon.
- Panures croustillantes : pour vos viandes ou légumes, mélangez farine de maïs et chapelure de riz toasté. La croûte devient fine, dorée et très croquante.

Mes 7 mélanges de farines sans gluten
Mes 7 mélanges par type de préparation
| Type de pâte | Farines principales | Liants / améliorants | Cuisson / conseils |
|---|---|---|---|
| Pâte brisée salée | 40 % riz complet, 40 % sarrasin, 20 % amande | Eau froide, sel | Repos 30 min au froid ; étaler entre deux feuilles |
| Pâte sablée sucrée | 50 % riz blanc, 30 % amande, 20 % châtaigne | Beurre clarifié ou végétal, sucre complet | Précuire 10–15 min à blanc avant garniture humide |
| Pâte à pizza | 40 % riz complet, 30 % sorgho, 20 % tapioca, 10 % pois chiche | Huile d’olive, psyllium | Repos 1 h ; four très chaud, 250 °C |
| Pâte à crêpes | 60 % riz blanc, 20 % amidon, 20 % sarrasin | Œuf ou graines de lin moulues | Repos 30 min ; cuisson sur poêle chaude |
| Pâte à gaufres | 50 % riz, 30 % sarrasin, 20 % tapioca | Levure chimique, filet d’huile | Pâte épaisse ; gaufrier bien chaud |
| Muffins / gâteaux | 40 % riz blanc, 30 % amande, 20 % teff, 10 % tapioca | Œufs ou compote, bicarbonate + vinaigre de cidre | Cuisson classique ; moelleux et bonne conservation |
| Pain sans gluten | Sorgho, teff, riz complet, tapioca | Psyllium, hydratation généreuse | Cuisson en moule ; cloche 20 min ; refroidir avant tranchage |
Questions fréquentes sur les farines sans gluten
Quelles sont les farines qui ne contiennent pas de gluten ?
Les farines sans gluten proviennent de céréales (riz, maïs, millet, sorgho), de pseudo-céréales (sarrasin, quinoa, teff, amarante), de légumineuses (pois chiche, lentilles, soja), de fruits à coque et graines (amande, noisette, coco, sésame, lin, chanvre), et de racines ou tubercules (manioc, patate douce, arrow-root, pomme de terre). Je privilégie les farines certifiées sans gluten pour éviter toute contamination croisée, en particulier pour le sarrasin et l’avoine.
Quelle est la farine sans gluten la plus proche de la farine de blé ?
Pour le goût neutre, la farine de riz blanc est la plus proche de la farine de blé. Pour la sensation en bouche et la structure, sorgho ou teff associés à un amidon et au psyllium donnent un résultat convaincant. Pour des préparations rustiques, le sarrasin mélangé au riz fonctionne très bien.
Peut-on remplacer la farine de blé 1 pour 1 par de la farine sans gluten ?
Non, pas avec une farine unique. Une farine sans gluten seule donne une pâte friable qui ne retient ni l’air ni l’humidité. Je remplace toujours par un mélange composé d’une base neutre (riz), d’une farine de caractère (sarrasin ou sorgho), d’un amidon (tapioca ou arrow-root) et d’un liant (psyllium ou lin moulu). Je conserve le même poids total que la farine de blé, puis j’augmente l’hydratation de 10 à 20 % car ces farines absorbent davantage.
Quelle farine sans gluten pour tarte ?
Pour une pâte brisée salée, je recommande un mélange riz complet + sarrasin + amande. Pour une pâte sablée sucrée, riz blanc + amande + châtaigne donne une texture fondante. Ajoutez une pincée de sel, un corps gras de qualité, et laissez reposer 30 minutes au froid pour limiter les fissures et faciliter l’abaisse.
Quelle farine sans gluten pour pain ?
Je privilégie des farines sans gluten pour pain riches en protéines et en fibres : sarrasin, sorgho, teff, quinoa. Je complète avec du tapioca pour l’élasticité et du psyllium pour la tenue. C’est la base que j’utilise pour tous mes pains, et celle qui me donne les résultats les plus réguliers.
Que change l’absence de gluten dans une pâte ?
Sans réseau gluténique, la pâte perd élasticité et cohésion. Je compense avec des liants (psyllium, graines de lin moulues, œufs ou compotes), des amidons (tapioca, arrow-root, pomme de terre), et une hydratation mieux contrôlée. Ces ajustements transforment une pâte fragile en pâte facile à façonner.
Quelle différence entre une farine et une fécule ?
Une farine est un grain moulu : elle contient de l’amidon, mais aussi des protéines, des fibres, des minéraux et du goût. Une fécule — ou amidon — est l’amidon seul, extrait et purifié : 85 à 90 g de glucides pour 100 g et quasiment pas de protéines. La farine apporte de la matière, la fécule apporte un comportement. C’est pourquoi je ne dépasse pas 20 % de fécules cumulées dans un mélange destiné à un usage quotidien.
Quelle farine sans gluten a l’indice glycémique le plus bas ?
La question est mal posée : une farine crue n’a pas d’indice glycémique mesurable, car l’IG se détermine sur un aliment réellement consommé, selon la norme ISO 26642:2010. Les mesures publiées montrent des écarts énormes pour une même farine selon la préparation : un pain sans gluten au sarrasin atteint 103 dans les tables internationales, alors que des muffins au sorgho ou au riz complet descendent entre 32 et 37. La granulométrie, la présence de matières grasses et de protéines, les fibres et le refroidissement pèsent bien plus que le choix de la farine.
Pourquoi votre pain casse et comment corriger ?
Un pain qui s’émiette manque souvent de liant ou d’hydratation. J’augmente légèrement l’eau, je renforce le psyllium et j’ajoute un peu de tapioca. Je prolonge la cuisson pour stabiliser la mie et éviter qu’elle ne s’effondre au refroidissement.
Combien de temps se conserve un mélange de farines maison ?
Deux mois dans un bocal hermétique, à l’abri de la lumière et de l’humidité. Si le mélange contient des farines grasses — amande, noisette, millet, chanvre, lin — le réfrigérateur devient nécessaire : elles rancissent en quelques semaines à température ambiante, et le goût de rance ne se rattrape pas.
Stockage, conservation et sécurité
Je stocke mes mélanges dans des bocaux hermétiques, à l’abri de la lumière et de l’humidité, et je note toujours la date et la composition sur l’étiquette. Pour les farines riches en lipides — amande, noisette, millet, chanvre, lin —, je privilégie le réfrigérateur : elles rancissent vite et le goût ne pardonne pas.
Un dernier point si vous cuisinez dans une cuisine où l’on mange aussi du blé : le stockage compte autant que l’achat. Rangez vos farines sans gluten sur les étagères du haut, dans des contenants fermés, et cuisinez toujours le sans gluten en premier, sur un plan de travail propre.
Retenez l’essentiel. Une base neutre (riz), une farine de caractère (sarrasin ou sorgho), un amidon en petite proportion (tapioca, arrow-root ou fécule de maïs, 20 % maximum) et un liant (psyllium, lin ou œuf) suffisent à couvrir la plupart des besoins. Notez vos essais, ajustez, et créez votre mélange signature : c’est ainsi que les farines sans gluten deviennent un réflexe agréable plutôt qu’un casse-tête.
Sources
- Table Ciqual de composition nutritionnelle des aliments, ANSES
- FoodData Central, USDA
- Atkinson FS, Brand-Miller JC, Foster-Powell K, Buyken AE, Goletzke J. « International tables of glycemic index and glycemic load values 2021: a systematic review », The American Journal of Clinical Nutrition, 2021, 114(5), p. 1625-1632.
- Pruett A, Aramouni FM, Bean SR, Haub MD. « Effect of Flour Particle Size on the Glycemic Index of Muffins Made from Whole Sorghum, Whole Corn, Brown Rice, Whole Wheat, or Refined Wheat Flours », Foods, 2023, 12(23), 4188.
- Norme ISO 26642:2010, détermination de l’indice glycémique des aliments.
Le conseil de Karen
Voir aussi :
Comment remplacer la farine de blé
Farine, fécule ou amidon : quelle différence ?
bonjour Madame
où peut-on voir vos livres
bien cordialement
Bonjour, ils sont encore tous disponible sur amazon par exemple : https://amzn.to/4obEdnn
Franchement, bravo madame, vos recettes et tout votre travail de recherche vont me faciliter la vie, moi intolérante à tout et diabétique.
Des bises 🙂
Merci Sisi ♥
Commentaire Bonjour, MERCI vous oublier juste de préciser les indices glycémiques pour chaque farine c’est important de le savoir pour éviter les pics d’insuline
Bonjour, j’ai une page sur les farines sans gluten IG bas et modéré, je vais ajouter directement le lien vers cette page dans cet article 🙂