Imprimer la recette

0
(0)

Transparence : cet article contient des liens affiliés et un partenariat avec Warmcook et Amazon. Si vous commandez via ces liens, je touche une commission sans surcoût pour vous. Cela n’influence pas mon analyse, et je signale systématiquement les limites de chaque modèle, y compris celles de mes partenaires.

Chaque été, mon jardin me met au défi : trois cageots de tomates d’un coup, des pommes qui tombent plus vite que je ne les mange, du basilic qui monte en graine. La déshydratation reste ma meilleure réponse à cette abondance. Mais quand j’ai voulu m’équiper, une chose m’a arrêtée : la quasi-totalité des appareils du marché fait sécher les aliments pendant douze à vingt-quatre heures au contact direct de plateaux en plastique. J’ai donc construit ce comparatif déshydrateurs sans plastique autour d’un seul critère non négociable : l’aliment ne touche que de l’inox.

C’est un parti pris assumé, et il réduit considérablement le choix. Les modèles ronds à empilement, les plus vendus et les moins chers, sont éliminés d’office : ils sont intégralement en polycarbonate ou en polypropylène. Restent les déshydrateurs inox à flux horizontal, un segment plus étroit, plus cher, mais où la différence de conception se voit immédiatement.

J’ai analysé cinq appareils réellement disponibles en France, du modèle familial à 145 € au séchoir semi-professionnel. Pour chacun, je détaille ce qui est vraiment en acier inoxydable et ce qui ne l’est pas, parce que la mention « sans BPA » sur une fiche produit ne signifie absolument pas « sans plastique ». C’est même souvent l’inverse : elle signale la présence de plastique, simplement d’un plastique reformulé.

Voici donc mon tour d’horizon, avec les réserves que j’estime honnêtes de formuler sur chaque modèle.

Comparatif de déshydrateurs sans plastique et sans BPA en acier inoxydable

Comparatif de déshydrateurs sans plastique sans BPA

Pourquoi je refuse le plastique dans un déshydrateur

La déshydratation n’est pas une cuisson. On travaille entre 35 et 70 °C, ce qui semble anodin. Mais c’est précisément là que se situe la particularité de cet appareil : la durée. Un velouté passe vingt minutes dans sa cuve ; des tomates confites passent quarante-huit heures sur leurs plateaux. C’est cette exposition prolongée, répétée à chaque récolte, qui m’a fait basculer vers l’inox.

Le règlement européen 10/2011 encadre les matériaux plastiques destinés au contact alimentaire, et ses protocoles de test combinent toujours deux paramètres : la température et la durée de contact. Autrement dit, le législateur reconnaît lui-même que ces deux facteurs conditionnent la migration de composés depuis le matériau vers l’aliment. Un plateau conforme reste conforme, je ne prétends pas le contraire. Mais entre un matériau dont la conformité repose sur des seuils de migration tolérés et un matériau inerte qui ne migre pas, mon choix est fait.

« Sans BPA » ne veut pas dire « sans plastique »

C’est le point qui m’agace le plus dans les fiches produits. Le bisphénol A a été interdit dans les contenants alimentaires en France depuis 2015, et l’EFSA a revu sa dose journalière tolérable très fortement à la baisse en 2023. Les fabricants ont donc reformulé. Mais reformuler, c’est substituer : on retrouve du bisphénol S, du bisphénol F, ou des copolyesters de type Tritan. Ces substituts sont légaux et beaucoup moins documentés que le BPA, tout simplement parce qu’ils sont plus récents.

Un déshydrateur sans BPA peut donc être entièrement en plastique. C’est le cas de l’immense majorité des modèles vendus sous cette étiquette. Quand je cherche un appareil sans plastique, je regarde trois zones distinctes, et je les note séparément dans ce comparatif :

  • Les plateaux : c’est le contact direct et permanent avec l’aliment. Non négociable en inox.
  • La chambre de séchage : parois et plafond, sur lesquels la vapeur condense avant de retomber. Inox également.
  • La porte et le bac de récupération : c’est là que se cachent les compromis. Beaucoup de modèles annoncés « inox » ont une porte en Tritan ou en polycarbonate.

Le vrai angle mort : les feuilles antiadhésives

Voilà l’incohérence que je vois le plus souvent, y compris chez les marques haut de gamme. On achète un déshydrateur inox à 300 € pour éviter le plastique, et on le complète avec les feuilles antiadhésives vendues en accessoire. Or ces feuilles sont presque systématiquement en fibre de verre enduite de PTFE, c’est-à-dire de téflon. Le PTFE appartient à la famille des PFAS, ces composés perfluorés que l’on surnomme polluants éternels et pour lesquels l’EFSA a fixé en 2020 une dose hebdomadaire tolérable extrêmement basse pour quatre d’entre eux.

Ces feuilles servent à sécher les cuirs de fruits et les purées, qui couleraient à travers les mailles. Elles sont donc utiles. Mais je les remplace systématiquement par des tapis en silicone alimentaire perforés, ou tout simplement par du papier cuisson non blanchi. C’est moins durable dans le second cas, mais cohérent avec la démarche. Acheter un appareil sans plastique pour y déposer du téflon n’a aucun sens. C’est exactement la même logique que celle qui m’a conduite à revoir toute ma batterie de cuisine, comme je l’explique dans mon comparatif des poêles sans PFAS en inox et en fonte.

Les 5 modèles de mon comparatif déshydrateurs sans plastique

J’ai classé ces appareils du plus abouti au plus accessible sur le critère « sans plastique », et non sur leur prix. Vous verrez que le meilleur élève n’est pas forcément le plus cher, et que le plus cher a un défaut que je ne peux pas passer sous silence.

🏆 Mon choix n°1 : l’Atacama Pro Deluxe

C’est le déshydrateur que j’utilise chez moi. Chambre et plateaux en acier inoxydable, 5 500 cm² de surface de séchage, une plage de température qui descend jusqu’à 20 °C — rare, et décisive pour les herbes aromatiques. Surtout : garantie moteur 5 ans et pièces détachées disponibles 10 ans, un engagement qu’aucun autre modèle de cette sélection ne prend. Fabrication italienne Tre Spade.

→ Voir l’Atacama Pro Deluxe chez Warmcook (-10 % avec le code CUISINESAINE)

1. Atacama Pro Deluxe : l’inox intégral fabriqué en Italie

C’est le seul modèle de la gamme Atacama entièrement construit en acier inoxydable, et c’est celui que j’utilise. Six plateaux de 25 × 36 cm portent la surface de séchage à 5 500 cm², avec un moteur de 500 W et une plage de température de 20 à 68 °C. La fabrication est italienne, signée Tre Spade, une maison qui produit du matériel de conservation depuis plus d’un siècle.

Mon avis personnel : ce qui m’a décidée, ce n’est pas la fiche technique mais la politique de pièces détachées. La garantie moteur court sur cinq ans et le fabricant s’engage sur une disponibilité des pièces de dix ans minimum. Sur un appareil que je fais tourner quarante-huit heures d’affilée en septembre, c’est le critère qui compte vraiment. Le système de flux « Wide Flow » évite d’avoir à permuter les plateaux en cours de séchage, ce qui change la vie quand on lance une fournée le soir. Une extension inox permet de doubler la capacité si vos récoltes grossissent.

Ce que je nuance : la carrosserie est en inox mais les encadrements latéraux, qui servent de glissières et de poignées, sont en polymère technique noir. Ils ne sont pas en contact avec les aliments et ne se trouvent pas dans le flux de condensation, mais je préfère le signaler plutôt que de laisser croire à un inox à 100 %. Par ailleurs, la plage démarre à 20 °C, ce qui est une vraie particularité : elle permet de sécher des herbes fragiles sans jamais monter en température.

  • Avantages : chambre et plateaux inox, plage 20-68 °C très basse, garantie moteur 5 ans, pièces détachées 10 ans, fabrication italienne, extension disponible.
  • Inconvénients : encadrements latéraux en polymère, prix d’entrée élevé, 6 plateaux seulement en version standard.

Découvrir l’Atacama Pro Deluxe sur Warmcook — le code CUISINESAINE vous donne 10 % de remise.

2. VITA5 6 plateaux : le meilleur rapport qualité-prix du comparatif

Si je devais recommander un seul appareil à quelqu’un qui débute, ce serait celui-là. Six plateaux en acier inoxydable, un moteur de 650 W, une minuterie de 24 heures et une plage de 35 à 75 °C, pour un encombrement contenu de 34 × 45 × 31 cm. Le fabricant annonce un boîtier en inox SUS201 et des grilles en SUS304, la nuance classique du matériel de cuisine.

Mon avis personnel : c’est le seul modèle de cette sélection dont la porte est vitrée et le bac de récupération en inox. Sur le critère qui structure tout ce comparatif déshydrateurs sans plastique, il est donc irréprochable : rien de ce que touche l’aliment, ni de ce sur quoi condense la vapeur, n’est en plastique. Le séchage horizontal donne des résultats homogènes sans rotation des plateaux, et l’appareil reste discret même la nuit. À moins de 150 €, il rend la démarche accessible.

Ce que je nuance : la garantie est de trois ans, et je n’ai pas trouvé d’engagement documenté sur la disponibilité des pièces détachées. C’est la différence structurelle avec l’Atacama : on achète un très bon appareil, pas une machine réparable sur dix ans. Les six plateaux suffisent pour un foyer, mais montrent leurs limites si vous traitez de gros volumes de jardin.

  • Avantages : inox intégral porte vitrée comprise, bac de récupération inox, minuterie 24 h, silencieux, encombrement réduit, prix contenu.
  • Inconvénients : garantie 3 ans, pièces détachées non documentées, capacité limitée à 6 plateaux.

3. Klarstein Captain Jerky 110 : la grande capacité familiale

Dix plateaux, 1 000 W, une plage large de 30 à 90 °C, une minuterie de 24 heures, un panneau tactile, une porte vitrée et un bac récupérateur. Klarstein positionne ce modèle entre l’usage domestique intensif et le petit professionnel, et l’ensemble est construit en acier inoxydable.

Mon avis personnel : c’est le modèle que je conseille aux familles qui font de grosses quantités, ou à ceux qui sèchent de la viande. La montée jusqu’à 90 °C n’a aucun intérêt pour les fruits et légumes, mais elle est utile pour la viande séchée, où les recommandations sanitaires imposent un passage à haute température pour maîtriser le risque microbien. La porte vitrée permet de surveiller sans ouvrir, ce qui évite de casser le cycle. L’avantage annexe de Klarstein, c’est un service après-vente basé en Europe et joignable en français.

Ce que je nuance : 1 000 W pour dix plateaux, c’est correct mais pas généreux ; comptez des durées de séchage plus longues qu’annoncées si vous chargez l’appareil à pleine capacité avec des fruits juteux. Et à 310 €, on s’approche du tarif de l’Atacama remisé, avec une politique de pièces détachées moins claire.

  • Avantages : 10 plateaux inox, porte vitrée, bac récupérateur, plage 30-90 °C adaptée à la viande, SAV européen, commandes tactiles.
  • Inconvénients : puissance juste à pleine charge, durée de vie moins documentée, encombrement conséquent.

4. BioChef Arizona Pro 10 plateaux : le semi-professionnel

C’est le haut du panier de cette sélection, et de loin le plus cher. Structure entièrement en acier inoxydable, dix plateaux amovibles pour 1,46 m² de surface, un moteur de 1 000 W, une plage de 35 à 68 °C et un système de séchage horizontal breveté. BioChef annonce cinq ans de garantie en usage domestique et trois ans en usage professionnel.

Mon avis personnel : sur la construction, rien à redire. La surface de séchage est presque trois fois celle de l’Atacama, la porte est en inox et amovible, et la plage plafonnée à 68 °C montre que le fabricant assume un usage orienté séchage doux plutôt que cuisson. C’est l’appareil du maraîcher, du producteur de plantes aromatiques ou de la famille très nombreuse qui transforme ses récoltes en série.

Ce que je nuance, et c’est important : la minuterie ne monte qu’à 15 heures. Sur un appareil pensé pour de gros volumes, c’est un choix que je ne m’explique pas. Un séchage de tomates ou de champignons chargés en eau dépasse fréquemment cette durée, et il faut alors relancer un cycle manuellement. Tous les autres modèles de ce comparatif offrent 24 heures, y compris celui à 145 €. À plus de 800 €, cette limitation pèse lourd dans la balance.

  • Avantages : structure et porte inox, 1,46 m² de surface, séchage horizontal breveté, garantie 5 ans domestique, plage plafonnée à 68 °C.
  • Inconvénients : minuterie limitée à 15 h, prix très élevé, encombrement et poids importants.

5. Kwasyo 8 plateaux inox : le compromis capacité-budget

Huit plateaux en acier inoxydable, un moteur de 400 W en 230 V, une plage montant jusqu’à 90 °C, une minuterie de 24 heures et un affichage numérique frontal, pour 160 €. C’est deux plateaux de plus que le VITA5 pour une quinzaine d’euros supplémentaires, ce qui explique la présence de ce modèle dans ma sélection.

Mon avis personnel : Kwasyo s’est spécialisé sur ce seul type de produit, ce qui se sent dans les détails d’usage : les bords des plateaux sont ourlés donc moins coupants au nettoyage, les glissières coulissent correctement, et l’écran est lisible même quand l’appareil est posé en hauteur. Pour quelqu’un qui veut tester la déshydratation sur de vrais volumes sans engager 350 €, c’est un point d’entrée honnête.

Ce que je nuance : 400 W pour huit plateaux, c’est le ratio puissance-surface le plus faible de cette sélection. Attendez-vous à des temps de séchage plus longs qu’avec le VITA5 et ses 650 W pour six plateaux, en particulier à pleine charge avec des fruits très juteux. Ce n’est pas rédhibitoire quand on sèche de nuit, mais il faut le savoir. Autre réserve : c’est une marque sans réseau de réparation en France, et je n’ai trouvé aucune information sur la disponibilité des pièces détachées. Si le ventilateur lâche à quatre ans, l’appareil part au recyclage. C’est un arbitrage à faire en conscience : on économise 190 € par rapport à l’Atacama, mais on renonce à la réparabilité. Selon la fréquence d’usage que vous anticipez, ce calcul penche dans un sens ou dans l’autre.

  • Avantages : 8 plateaux inox, minuterie 24 h, plage montant jusqu’à 90 °C, finitions soignées, prix accessible pour la capacité.
  • Inconvénients : 400 W seulement pour 8 plateaux donc séchage plus lent, pas de SAV français identifié, pièces détachées non disponibles, longévité peu documentée.

Tableau récapitulatif du comparatif déshydrateurs sans plastique

Ce tableau croise les données que je considère décisives. J’ai ajouté volontairement une colonne « niveau sans plastique », parce que c’est elle qui distingue réellement ces appareils une fois qu’on a mis de côté le marketing. Les prix sont ceux relevés à la rédaction de l’article et évoluent fréquemment.

Synthèse : matériaux, capacité, température, garantie et prix
Marque & modèle Niveau sans plastique Plateaux / surface Puissance Température Minuterie Prix indicatif Lien
🏆 Atacama Pro Deluxe Chambre + plateaux inox (encadrements polymère) 6 plateaux / 5 500 cm² 500 W 20-68 °C Programmable 349 € (–10 % avec CUISINESAINE) Voir sur Warmcook
🥈 VITA5 6 plateaux Inox intégral, porte vitrée, bac inox 6 plateaux 650 W 35-75 °C 24 h 144,95 € Voir sur Amazon
Klarstein Captain Jerky 110 Inox, porte vitrée, bac récupérateur 10 plateaux 1 000 W 30-90 °C 24 h 310,99 € Voir sur Amazon
BioChef Arizona Pro 10 Structure et porte inox 10 plateaux / 1,46 m² 1 000 W 35-68 °C 15 h 844,99 € Voir sur Amazon
Kwasyo 8 plateaux Caisson et plateaux inox 8 plateaux 400 W Jusqu’à 90 °C 24 h 159,99 € Voir sur Amazon

Quel déshydrateur sans plastique selon votre profil ?

  • Le meilleur choix global (et le mien) : l’Atacama Pro Deluxe — inox, plage 20-68 °C, pièces détachées 10 ans, -10 % avec le code CUISINESAINE.
  • Pour débuter sans compromis sur les matériaux : le VITA5 6 plateaux — le seul inox intégral porte vitrée et bac compris à moins de 150 €.
  • Pour les grosses récoltes de jardin : le Klarstein Captain Jerky 110 — 10 plateaux, 1 000 W, minuterie 24 h et SAV européen.
  • Pour la viande séchée et le jerky : le Klarstein Captain Jerky 110 ou le Kwasyo 8 plateaux — leur plage jusqu’à 90 °C couvre les recommandations sanitaires, contrairement aux modèles plafonnés à 68 °C.
  • Pour un usage semi-professionnel : le BioChef Arizona Pro 10 — 1,46 m² de surface, à condition d’accepter sa minuterie limitée à 15 h.
  • Pour le plus de plateaux au meilleur prix : le Kwasyo 8 plateaux — en sachant que ses 400 W allongent les temps de séchage.

Comment choisir son déshydrateur inox sans se tromper

Une fois le critère matériau tranché, il reste quatre points sur lesquels je vois régulièrement des acheteurs se tromper. Ils n’apparaissent pas en gros sur les emballages, et pourtant ils déterminent si votre appareil servira toutes les semaines ou finira au fond d’un placard.

Mes critères pour choisir un déshydrateur sans plastique

Ce que je vérifie avant de regarder le prix

  • La température minimale, pas la maximale : tout le monde regarde le plafond à 70 ou 90 °C, alors que l’intérêt d’un bon déshydrateur se joue en bas. Sécher du basilic ou de la menthe à 35 °C préserve les huiles essentielles ; à 60 °C, elles s’évaporent et il ne reste qu’un foin vert. L’Atacama Pro Deluxe descend à 20 °C, ce qui est rare.
  • La durée maximale de minuterie : vingt-quatre heures est le minimum raisonnable. Les tomates, les courgettes et les champignons dépassent souvent quinze heures. Une minuterie courte vous oblige à être présent pour relancer, ce qui interdit les séchages de nuit.
  • Le flux horizontal : ventilateur et résistance à l’arrière, air qui traverse tous les niveaux de la même façon. C’est ce qui évite d’avoir à permuter les plateaux toutes les trois heures. Les modèles verticaux à empilement, moins chers, imposent cette manipulation et sont de surcroît systématiquement en plastique.
  • Les pièces détachées : demandez au vendeur avant d’acheter si le ventilateur, la résistance et les plateaux sont vendus séparément, et pour combien de temps. C’est le seul critère qui distingue vraiment un appareil de dix ans d’un appareil de quatre ans.

Quelle capacité choisir selon vos récoltes

C’est l’erreur que j’ai failli commettre : sous-dimensionner. Un plateau de 25 × 36 cm accueille environ 500 g de fruits en tranches fines avant séchage. Sur six plateaux, cela représente trois kilos par fournée, qui donneront à peu près 400 g de fruits secs. Si votre pommier produit trente kilos, vous comprenez vite pourquoi je parle de dix fournées.

Pour un usage urbain et ponctuel, herbes aromatiques, quelques pommes, des zestes d’agrumes, six plateaux suffisent largement et le VITA5 est parfaitement calibré. Si vous avez un potager ou un verger, passez directement à huit ou dix plateaux : le Kwasyo ou le Klarstein Captain Jerky 110 vous éviteront de faire tourner l’appareil pendant trois semaines d’affilée.

Pensez aussi à la hauteur entre les plateaux. Elle limite ce que vous pouvez sécher : des rondelles de pomme passent partout, des quartiers de tomate ou des figues entières demandent de retirer un plateau sur deux. Tous les modèles de cette sélection ont des plateaux amovibles, ce qui règle la question.

Entretien : faire durer l’inox de son déshydrateur

C’est l’un des vrais avantages pratiques de l’inox, et il compense largement le surcoût à l’achat. Les plateaux passent au lave-vaisselle sans jaunir, sans se déformer et sans conserver l’odeur des aliments précédents. Après une fournée de poisson ou d’ail, un plateau plastique garde son parfum pendant des mois. L’inox, non.

Pour les résidus sucrés qui caramélisent, les cuirs de fruits et les tomates en particulier, je fais tremper les grilles dans de l’eau chaude additionnée de bicarbonate pendant vingt minutes avant de passer une éponge non abrasive. N’utilisez jamais de paille de fer ni de poudre à récurer : cela raye la surface et crée des microrugosités où les résidus s’accrochent ensuite.

La chambre de séchage se nettoie avec un chiffon humide, appareil débranché et refroidi. Attention à ne jamais mouiller la zone du ventilateur à l’arrière. Une fois par saison, je vérifie que la grille d’aération n’est pas obstruée par des poussières ou des fragments d’herbes séchées : c’est la cause la plus fréquente de surchauffe et de séchage irrégulier.

Consommation électrique : le vrai calcul

C’est la question qui revient le plus souvent, et la réponse rassure. Un déshydrateur ne consomme pas sa puissance nominale en continu : la résistance se coupe dès que la température de consigne est atteinte, puis se réenclenche par cycles. Un appareil de 500 W tournant douze heures consomme donc nettement moins que les 6 kWh théoriques, généralement entre 2 et 4 kWh selon la charge et l’humidité des aliments.

Au tarif réglementé actuel, cela représente moins d’un euro pour une fournée complète, soit environ trois kilos de fruits frais transformés. Comparé au prix des fruits secs bio du commerce, l’appareil se rembourse en une ou deux saisons si vous avez un jardin. Les modèles de 1 000 W comme le BioChef Arizona Pro consomment davantage, mais traitent aussi trois fois plus de volume par cycle : rapporté au kilo séché, l’écart s’inverse.

Un dernier point que peu de gens anticipent : la chaleur dégagée. En plein été, faire tourner un déshydrateur vingt-quatre heures dans une petite cuisine la réchauffe sensiblement. Je le place dans le garage ou la buanderie pendant les grosses fournées d’août.

Foire aux questions sur les déshydrateurs sans plastique

Voici les questions que mes lectrices et lecteurs me posent le plus souvent avant de franchir le pas. Elles reviennent presque toujours dans le même ordre.

Un déshydrateur sans BPA est-il vraiment sans plastique ?

Non, et c’est une confusion très répandue. La mention « sans BPA » signifie seulement que le bisphénol A a été remplacé par un autre composé, souvent un bisphénol S, un bisphénol F ou un copolyester de type Tritan. Un appareil « sans BPA » peut être intégralement en plastique. Pour être certain de l’absence de plastique au contact des aliments, il faut vérifier trois éléments distincts sur la fiche technique : les plateaux, les parois de la chambre de séchage et le bac de récupération.

Quel est le meilleur déshydrateur sans plastique ?

Cela dépend de vos volumes. Pour un usage domestique classique, le VITA5 6 plateaux est le seul de ma sélection à combiner inox intégral, porte vitrée et bac inox à moins de 150 €. Si vous cherchez un appareil réparable sur le long terme, l’Atacama Pro Deluxe est le seul à s’engager sur dix ans de pièces détachées, ce qui change complètement le calcul sur la durée.

Faut-il éviter les feuilles antiadhésives fournies avec le déshydrateur ?

Elles sont généralement en fibre de verre enduite de PTFE, autrement dit de téflon, qui appartient à la famille des PFAS. Si votre démarche consiste à éliminer les matériaux de synthèse au contact des aliments, il y a une contradiction à les utiliser. Je les remplace par des tapis en silicone alimentaire perforés ou par du papier cuisson non blanchi découpé à la taille des plateaux.

À quelle température faut-il déshydrater ses aliments ?

Comptez 35 à 40 °C pour les herbes aromatiques et les fleurs, 50 à 55 °C pour les fruits, 55 à 60 °C pour les légumes, et 65 à 70 °C pour les viandes et poissons. Plus la température est basse, plus le séchage est long mais plus les arômes et les composés volatils sont préservés. C’est pourquoi je regarde toujours la température minimale d’un appareil avant sa température maximale.

Combien de temps se conservent les aliments déshydratés ?

Correctement séchés, c’est-à-dire jusqu’à ce qu’ils cassent net ou ne laissent plus aucune trace d’humidité au pliage, et stockés en bocal hermétique à l’abri de la lumière, les fruits et légumes se gardent de six à douze mois. Les herbes aromatiques perdent leur parfum plus vite, comptez six mois. Le sous-vide prolonge nettement ces durées. Si vous constatez la moindre condensation dans le bocal les premiers jours, c’est que le séchage était incomplet : repassez le contenu au déshydrateur.



Conclusion de mon comparatif déshydrateurs sans plastique

Ce comparatif déshydrateurs sans plastique m’a confirmé une chose : le marché a fait des progrès, mais l’inox reste minoritaire et il faut savoir lire entre les lignes des fiches produits. Entre un appareil dont seuls les plateaux sont en acier et un appareil dont la porte, le bac et la chambre le sont également, il y a un écart réel que le mot « inox » sur l’emballage ne traduit pas.

Si je devais résumer mes recommandations en trois phrases : le VITA5 6 plateaux est le choix le plus cohérent pour débuter sans compromis sur les matériaux ; l’Atacama Pro Deluxe est celui que je garde chez moi pour sa réparabilité et sa plage de température très basse ; le Klarstein Captain Jerky 110 ou le Kwasyo 8 plateaux répondent aux gros volumes de jardin selon votre budget.

Quel que soit votre choix, n’oubliez pas le détail qui rend toute la démarche cohérente : remplacez les feuilles antiadhésives en PTFE par du silicone alimentaire ou du papier cuisson. Ce serait dommage d’investir dans un déshydrateur inox pour y réintroduire du téflon dès la première fournée.

Déshydrater, c’est d’abord une manière de ne rien perdre. Les tomates trop mûres, les herbes qui montent, les pommes tachées : tout se garde et se retrouve en plein hiver, concentré en goût. Un bon appareil transforme cette contrainte de saison en réserve de plaisir. Retrouvez mes autres comparatifs pour cuisiner sainement si vous souhaitez poursuivre cette démarche sur le reste de votre équipement.

Cette recette vous plaît ? Un petit clic sur les étoiles m'aide énormément ! ⭐

Choisissez votre note en cliquant directement sur l'étoile correspondante.

Note moyenne 0 / 5. Nombre de votes : 0

Aucun vote pour l'instant ! Soyez le premier à noter cette recette.

Je suis désolée que cette recette ne vous ait pas été utile !

Améliorons cette recette !

Dites-nous comment améliorer cette recette ?

Cette recette vous a plu ?

Recevez mes nouvelles recettes sans gluten directement dans votre boîte mail — et pour bien commencer : L'ebook « 7 jours de menus sans gluten ni produits laitiers » offert

Cadeau de bienvenue
7 jours de menus
sans gluten ni produits laitiers
 Édition été 

Une semaine entière déjà pensée pour vous — du petit-déjeuner au dessert, avec des recettes testées dans ma cuisine.

  35 recettes d'été, du petit-déj au dessert
  La grille de la semaine à coller sur le frigo
  Liste de courses + astuces batch cooking

Rejoignez 20 000 abonnés gourmands · zéro spam, désinscription en 1 clic

Cette recette vous a plu ? Retrouvons-nous sur Instagram !

J'y partage mes recettes, les coulisses de mes tests et mes trouvailles sans gluten du moment.

Suivre @karenchevallier Vous l'avez cuisinée ? Identifiez-moi avec @karenchevallier et #cuisinesaine : je repartage mes assiettes préférées.