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Avoir des carottes prêtes à l’emploi toute l’année change la vie en cuisine. Malgré le peu de temps accordé à notre planche cette saison, la récolte a été là, avec de tout : des grosses, des petites, des biscornues. Reste la question de la méthode, et elle n’est pas anodine. La carotte ne se conserve pas comme un fruit, et c’est le point qui décide de tout. Son pH se situe entre 5,9 et 6,4, très au-dessus du seuil de sécurité de 4,6, ce qui la place dans la catégorie des aliments peu acides. Conséquence directe : des carottes au naturel demandent un autoclave, et aucune durée de bain-marie ne remplace cette exigence, pas même trois heures. J’ai longtemps cru l’inverse, comme beaucoup, avant de comprendre pourquoi. Ces conserves de carottes en bocaux se préparent donc sous pression, à 115-121 °C, en vingt-cinq minutes seulement. Je détaille aussi les quatre alternatives fiables si vous n’avez pas l’appareil, dont une qui ne demande aucun bocal.
Deux choses à savoir avant de remplir vos bocaux
La carotte est un légume peu acide : son pH se situe entre 5,9 et 6,4, largement au-dessus du seuil de sécurité de 4,6. Dans un bocal fermé conservé à température ambiante, les spores de Clostridium botulinum peuvent y germer, et ces spores résistent à l’eau bouillante : quatre-vingt-dix minutes à 100 °C ne les détruisent pas davantage que trente. Des carottes au naturel demandent un autoclave à 115-121 °C. Il n’existe aucun procédé validé pour les traiter au bain-marie.
Et il faut les éplucher. C’est le point le plus contre-intuitif : les spores se trouvent très majoritairement sur la peau, au contact de la terre. On lave la carotte avant de l’éplucher, précisément pour ne pas enfoncer ces bactéries dans la chair au passage de l’économe. Brosser une grosse carotte de jardin sans la peler, c’est mettre en bocal l’essentiel de sa charge microbienne, et c’est justement le geste que j’ai longtemps fait par souci de ne rien gaspiller.
Sans autoclave, il reste quatre voies parfaitement fiables. Et pour une carotte, la plus simple d’entre elles ne demande aucun bocal.
Les cinq façons de conserver vos carottes
| Méthode | Ce qui sécurise | Matériel | Durée | Texture |
|---|---|---|---|---|
| Autoclave, au naturel | 115-121 °C, détruit les spores | Autoclave à manomètre | 18 mois en placard | Fondante, polyvalente |
| Bain-marie, au vinaigre | Acidification sous pH 4,6 | Grande marmite | 12 mois en placard | Ferme, franchement acidulée |
| Lactofermentation | Acidification par les ferments | Bocal, aucune cuisson | 6 mois au frais | Croquante, acidulée |
| Congélation | Le froid bloque tout | Congélateur | 10 à 12 mois | Proche du frais |
| Silo de sable | Froid et humidité contrôlés | Caisse, cave à 0-4 °C | 4 à 6 mois | Crue et croquante |
| Bain-marie, au naturel | Insuffisant : 100 °C maximum | — | — | À écarter absolument |
Le silo de sable reste ma méthode préférée quand j’ai la place : non lavée, fanes coupées à 1 cm du collet, couchée en rangs dans une caisse de sable légèrement humide, la carotte tient 4 à 6 mois sans aucune énergie et sans aucun risque. C’est le légume racine qui se garde le mieux, et on l’oublie systématiquement. L’autoclave prend le relais pour ce qui doit tenir plus longtemps ou se ranger en placard, et il ouvre surtout la porte à tous les autres légumes du potager.
Recette de carottes en bocaux au naturel, à l’autoclave
- Recette sans gluten
- Recette sans lactose
- Recette vegan

Conserves de carottes en rondelles en bocaux, méthode autoclave
Conserve de légumes
Pour 4 bocaux de 500 ml
Temps de préparation :
Temps de cuisson : (5 min de précuisson, 10 min de purge, 25 min de traitement, retour à pression atmosphérique)
Temps total :
Ingrédients
- 1,6 kg de carottes brutes, soit 1,25 kg épluchées
- 1 litre d’eau bouillante environ, pour le remplissage
- 2 cuillères à café de sel fin, soit 1/2 par bocal (facultatif, pour le goût)
- 4 bocaux de 500 ml avec joints en caoutchouc neufs
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Une cocotte-minute n’est pas un autoclave. Elle monte en pression mais sa régulation ne garantit ni la valeur exacte de la température ni sa stabilité sur vingt-cinq minutes, et beaucoup de modèles récents n’ont pas de manomètre. Les multicuiseurs électriques dotés d’un bouton affiché comme stérilisant sont à écarter pour la même raison. Seul un autoclave à manomètre, dont vous pouvez lire et maintenir la pression, convient ici.
- Préparez les bocaux
Lavez bocaux et joints à l’eau très chaude savonneuse, rincez abondamment et gardez les bocaux au chaud. Les joints en caoutchouc sont à usage unique : prévoyez-en des neufs et rincez-les à l’eau chaude sans les faire bouillir longuement, ce qui les fatigue. Passez le doigt sur chaque bord de verre, une ébréchure même minime empêchera la fermeture. - Lavez, épluchez, relavez
Cet ordre n’est pas anodin : le premier lavage évite d’entraîner la terre et ses spores dans la chair au passage de l’économe, le second élimine ce que l’épluchage a déposé. Coupez ensuite en rondelles régulières d’environ 1 cm, ou gardez les petites carottes entières. Ne mélangez jamais deux calibres dans un même bocal, la chaleur ne pénétrant pas de la même façon. - Précuisez 5 minutes
Plongez les carottes dans une grande casserole d’eau bouillante et comptez 5 minutes à la reprise de l’ébullition. Cette étape chasse l’air des tissus, ce qui évite les poches d’air dans le bocal et améliore la pénétration de la chaleur pendant le traitement. Gardez l’eau de cuisson bouillante pour le remplissage. - Remplissez à chaud
Répartissez les carottes bouillantes à l’écumoire dans les bocaux chauds, ajoutez le sel si vous en utilisez, puis couvrez d’eau bouillante en laissant 2,5 cm de vide sous le bord. Cet espace de tête est plus important que pour une conserve de fruits : les légumes gonflent sous pression. Passez une lame fine le long de la paroi pour libérer les bulles, essuyez soigneusement le col et fermez. - Chargez l’autoclave et purgez
Placez la grille au fond, versez la quantité d’eau indiquée par le fabricant, généralement 2 à 3 litres, et calez les bocaux sans qu’ils se touchent. Fermez, chauffez à feu vif, et laissez la vapeur s’échapper librement pendant 10 minutes avant de poser la soupape. Cette purge évacue l’air résiduel, qui fausserait la température réelle à l’intérieur de la cuve. - Traitez 25 minutes
Posez la soupape et laissez monter jusqu’à la pression correspondant à 115-121 °C selon le barème de votre appareil. Le décompte ne démarre qu’une fois cette pression atteinte et stable. Comptez 25 minutes pour des bocaux de 500 ml, 30 minutes pour des bocaux d’un litre. Ajustez le feu pour maintenir la pression sans à-coups : une chute même brève oblige à reprendre le décompte depuis zéro. - Laissez la pression retomber seule
Coupez le feu et attendez que la pression redescende naturellement à zéro, sans jamais ouvrir la soupape ni refroidir l’appareil sous l’eau. Comptez 30 à 45 minutes. Ouvrez ensuite le couvercle en dirigeant la vapeur loin de vous, et sortez les bocaux sans les incliner. - Refroidissez et contrôlez le vide
Laissez refroidir 12 à 24 heures sur un torchon, à l’abri des courants d’air, sans y toucher. Contrôlez ensuite chaque fermeture : ouvrez l’attache métallique sans toucher au joint et soulevez le bocal par le couvercle. S’il tient, c’est gagné. S’il se décolle, placez-le au réfrigérateur et consommez-le dans la semaine. Étiquetez avec la date et rangez sans les anneaux de serrage.
Le matériel que j'utilise
Je n'ai pas encore comparé les modèles de cette catégorie, mais voici ce que j'utilise au quotidien.
Le conseil de Karen
Deux précautions valent d’être retenues, même avec un traitement mené correctement. La première concerne le format : n’allez jamais au-delà du litre. Les barèmes publiés s’arrêtent là, et un bocal de 1,5 litre sort de tout domaine validé, la chaleur mettant trop longtemps à atteindre son cœur. La seconde sert de filet de sécurité : faites bouillir vos carottes 10 minutes à découvert avant de les manger, une fois le bocal ouvert. La toxine botulique, contrairement aux spores, est détruite par la chaleur, et ce geste annule le risque résiduel en cas de traitement imparfait. Ces carottes en bocaux se conservent 18 mois dans un endroit frais, sec et sombre, entre 10 et 20 °C. Écartez sans hésiter tout bocal au couvercle bombé, au liquide trouble ou dégageant une odeur inhabituelle à l’ouverture, et ne le donnez jamais à un animal. Dans le doute, on jette, sans goûter ne serait-ce qu’une pointe de couteau.
Valeurs nutritionnelles indicatives pour 100 g de carottes en bocaux au naturel
Par 100 g, égouttées
| Énergie | ~35 kcal |
|---|---|
| Glucides | ~7,6 g |
| Dont sucres | ~4,2 g |
| Protéines | ~0,7 g |
| Lipides | ~0,2 g |
| Fibres | ~2,4 g |
| Sodium | ~0,20 g |
Soit environ 53 kcal par portion de 150 g. Avec plus de 700 µg d’équivalents rétinol pour 100 g, ces carottes sont riches en vitamine A au sens réglementaire : le bêta-carotène est liposoluble et thermostable, il traverse donc le traitement sous pression sans dommage notable, contrairement à la vitamine C qui, elle, disparaît presque entièrement. Le sodium correspond au sel ajouté pour le goût et tombe à zéro si vous le supprimez. À comparer à la version au vinaigre, qui plafonne à 55 kcal et 11 g de sucres pour 100 g du fait du sirop.
Pourquoi l’autoclave, et pas simplement plus longtemps à 100 °C
C’est la question que tout le monde se pose, et la réponse est plus intéressante qu’un simple « c’est la règle ».
Le problème n’est pas la durée mais la température. Les spores de Clostridium botulinum sont une forme de survie extraordinairement résistante : elles supportent 100 °C pendant des heures sans être détruites. Trois heures de marmite ne font pas mieux que trente minutes, parce qu’on ne franchit jamais le seuil qui compte. Il faut atteindre 115 à 121 °C, et l’eau ne dépasse pas 100 °C à pression atmosphérique. Physiquement, la marmite ne peut pas y arriver.
L’autoclave, lui, élève la pression, ce qui repousse le point d’ébullition. À 0,7 bar, l’eau bout à 116 °C, et c’est ce delta d’une quinzaine de degrés qui fait toute la différence : la destruction des spores devient possible, et rapide.
Trois conséquences pratiques en découlent. La première est le gain de temps : vingt-cinq minutes efficaces plutôt que trois heures inefficaces. La deuxième est la consommation, une marmite qui bout à découvert pendant deux heures coûtant plus cher qu’une montée en pression unique. La troisième, et c’est la plus importante à mes yeux, est qu’on cesse de se demander si ça a suffi : la pression se lit sur un manomètre, le protocole est vérifiable.
Un point d’honnêteté pour finir : l’autoclave n’est pas utile partout. Sur les fruits, les compotes et les conserves acidifiées, dont le pH est naturellement sous 4,6, le bain-marie est validé et suffisant. L’autoclave y dégraderait même davantage la texture. Il ne remplace pas la marmite, il ouvre une catégorie que la marmite ne peut pas traiter : légumes, viandes, soupes et plats cuisinés.
Sans autoclave : la version au vinaigre, au bain-marie
C’est la voie du bocal accessible sans matériel spécifique. Le vinaigre fait passer l’ensemble sous pH 4,6, et le traitement à l’eau bouillante redevient alors suffisant, exactement comme pour un fruit. Le résultat n’est plus une carotte nature mais un condiment doux-acidulé, à aborder comme tel.

Conserves de carottes au vinaigre
Pour 4 bocaux de 500 ml
- 1,25 kg de carottes épluchées
- 1,3 litre de vinaigre blanc à 5 % d’acidité minimum
- 240 ml d’eau
- 400 g de sucre
- 2 cuillères à café de sel
- 8 cuillères à café de graines de moutarde, 4 de graines de céleri
Vérifiez le degré d’acidité sur l’étiquette. Un vinaigre artisanal ou aromatisé peut descendre sous 5 %, et c’est précisément ce paramètre qui rend la conserve sûre. La proportion ne se réduit jamais.
- Préparez la saumure
Dans une grande marmite en inox, réunissez le vinaigre, l’eau, le sucre et le sel. Portez à ébullition et laissez bouillir doucement 3 minutes. - Précuisez les carottes
Ajoutez les rondelles, ramenez à ébullition, puis baissez et laissez frémir une dizaine de minutes, jusqu’à ce qu’elles soient à demi cuites, encore fermes au couteau. - Remplissez
Déposez 2 cuillères à café de graines de moutarde et 1 de graines de céleri au fond de chaque bocal chaud. Ajoutez les carottes bouillantes en laissant 2,5 cm de vide, puis couvrez de saumure bouillante jusqu’à 1 cm sous le bord. Chassez les bulles, essuyez le col, fermez. - Stérilisez 15 minutes
Dans une marmite tapissée d’un torchon, bocaux couverts d’au moins 3 cm d’eau, comptez 15 minutes à partir de la reprise de l’ébullition pour des bocaux de 500 ml. Entre 300 et 1 800 m d’altitude, comptez 20 minutes. - Refroidissez et contrôlez
Coupez le feu, attendez 5 minutes, sortez les bocaux sans les incliner et laissez refroidir 12 à 24 heures. Contrôlez le vide en soulevant chaque bocal par le couvercle. Attendez 3 à 5 jours avant d’ouvrir le premier, les carottes ayant besoin de ce temps pour s’imprégner.
Le conseil de Karen
Une autre façon de profiter de vos carottes !
Astuces et variantes pour les carottes en bocaux
Mes idées pour de belles conserves de légumes
- Épices, oui. Acidité, non. Les aromates s’ajustent librement dans les deux versions : cumin, coriandre, poivre, laurier, gingembre frais, une lanière de zeste d’orange, un piment séché. C’est votre marge de manœuvre. La proportion de vinaigre, elle, ne se réduit jamais dans la version au bain-marie : c’est elle qui rend la conserve sûre, pas la durée de traitement.
- Moins sucré : dans la version au vinaigre, vous pouvez descendre à 200 g de sucre ou le supprimer sans toucher à la sécurité. Le résultat sera plus vif, dans l’esprit des pickles asiatiques. Le sucre équilibre le vinaigre, il ne conserve rien.
- Un calibre par bocal : ne mélangez jamais rondelles et carottes entières dans le même bocal. La chaleur ne pénètre pas de la même façon dans les deux, et le traitement serait inégal. C’est un point de sécurité autant que de texture.
- Les tordues au jus : les carottes biscornues, difficiles à éplucher proprement, partent chez moi à l’extracteur de jus. Rien ne se perd, et on évite d’essayer de faire entrer une carotte en tire-bouchon dans un bocal.
- Le robot pour la découpe : sur plusieurs kilos, le disque à émincer fait gagner un temps considérable. Le rendu est moins joli qu’au couteau, mais des rondelles régulières chauffent plus uniformément, c’est un gain de sécurité autant que de temps.
- Utilisation : les carottes au naturel se réchauffent en accompagnement, s’écrasent en purée ou entrent dans une soupe. Celles au vinaigre se servent égouttées en salade, avec une viande froide, dans un bánh mì ou hachées dans une sauce gribiche.
Questions fréquentes – carottes en bocaux
Peut-on stériliser des carottes au naturel à 100 °C ?
Non, pas pour un stockage à température ambiante. La carotte est un légume peu acide, de pH compris entre 5,9 et 6,4, et les spores de Clostridium botulinum résistent à l’eau bouillante quelle que soit la durée du traitement. Il n’existe aucun procédé validé pour des carottes nature au bain-marie. Elles demandent un autoclave à 115-121 degrés : vingt-cinq minutes pour 500 ml, trente minutes pour un litre. Sans autoclave, tournez-vous vers la version au vinaigre, la lactofermentation, la congélation ou le silo de sable.
Une cocotte-minute peut-elle remplacer un autoclave ?
Ce n’est pas recommandé. Une cocotte-minute monte bien en pression, mais elle est conçue pour cuire et non pour stériliser : sa régulation ne garantit ni la valeur exacte de la température ni sa stabilité pendant vingt-cinq minutes consécutives. Beaucoup de modèles récents ne disposent d’ailleurs d’aucun manomètre permettant de lire la pression réelle. Les autocuiseurs électriques multifonctions, même dotés d’un bouton affiché comme stérilisant, sont à écarter pour la même raison. Un autoclave à manomètre, dont vous pouvez lire et maintenir la pression, reste le seul appareil adapté.
Faut-il éplucher les carottes avant de les mettre en bocaux ?
Oui, systématiquement, et c’est important. Les spores de Clostridium botulinum se concentrent sur la peau, au contact de la terre : brosser ne suffit pas à les éliminer. L’ordre compte aussi. Lavez d’abord, épluchez ensuite, puis relavez : le premier lavage évite d’entraîner la terre dans la chair au passage de l’économe. Sur des carottes de jardin fraîchement arrachées, ce protocole est encore plus déterminant que sur des carottes du commerce.
Une ou deux cuillères de vinaigre suffisent-elles à sécuriser le bocal ?
Non, et c’est une idée fausse très répandue. Deux cuillères dans un litre de saumure ne font pratiquement pas bouger un pH voisin de six, alors qu’il faut passer sous quatre virgule six. La recette validée plus haut utilise plus de cinq volumes de vinaigre pour un volume d’eau : c’est l’ordre de grandeur nécessaire, et cela change évidemment le goût. Entre les deux, il n’y a pas de demi-mesure utile. Si vous voulez des carottes au goût neutre, c’est l’autoclave qu’il vous faut, pas un compromis sur le vinaigre.
Peut-on utiliser des bocaux d’un litre ou d’un litre et demi ?
Pour les carottes au vinaigre, le barème de quinze minutes est établi pour des bocaux de 500 ml et ne s’extrapole pas. Pour les carottes au naturel en autoclave, les barèmes publiés s’arrêtent au litre. Le format d’un litre et demi sort de tout domaine validé : plus le contenant est gros, plus la chaleur met de temps à atteindre son cœur, et aucun temps de référence n’existe au-delà. Restez en 500 ml ou en un litre, sans exception.
Faut-il du sel pour conserver les carottes ?
Non. Aux quantités utilisées, le sel n’a aucun rôle conservateur : il assaisonne, c’est tout. Vous pouvez le réduire ou le supprimer sans conséquence sur la sécurité, que ce soit dans la version au vinaigre ou dans la version en autoclave. Ce qui protège le bocal, c’est l’acidité du vinaigre dans un cas, la température atteinte dans l’autre. Il en va de même pour le sucre de la version acidulée, qui équilibre le goût sans rien conserver.
Combien de temps se conservent ces bocaux ?
Dix-huit mois pour les carottes au naturel traitées à l’autoclave, douze mois pour la version au vinaigre, dans un endroit frais, sec et à l’abri de la lumière, idéalement entre dix et vingt degrés. Au-delà, les bocaux correctement traités restent sûrs mais la texture se ramollit et la couleur passe. Étiquetez systématiquement la date. Rangez-les sans leur anneau de serrage : cela permet de repérer immédiatement une fermeture qui aurait lâché pendant le stockage, alors qu’un anneau en place masquerait le problème.
Comment conserver des carottes sans bocaux ?
Le silo de sable reste la méthode la plus simple et la plus économique. Non lavées, fanes coupées à un centimètre du collet, couchées en rangs dans une caisse de sable légèrement humide ou de sciure, dans une cave entre zéro et quatre degrés, les carottes tiennent quatre à six mois. Elles restent crues et croquantes. La congélation constitue l’autre voie sans bocal : épluchées, coupées et blanchies trois minutes, elles se gardent dix à douze mois à moins dix-huit degrés. Le blanchiment est indispensable, sans lui les enzymes continuent leur travail et la carotte devient amère.
Une demi-heure de découpe, vingt-cinq minutes de traitement, et des bocaux qui tiennent dix-huit mois au placard sans électricité. C’est le calcul que je refais chaque automne quand la planche de carottes donne plus que ce que la cave peut absorber. Retenez la règle qui vaut pour tout le potager : les aliments peu acides demandent un autoclave, les aliments acides se contentent du bain-marie. Le pH 4,6 est la seule frontière qui compte en conserve maison, et la carotte se situe franchement du mauvais côté. Si vous n’avez pas encore l’appareil, ne forcez pas : la lactofermentation et le silo de sable donnent d’excellents résultats sans matériel, et la version au vinaigre reste accessible à tous. Pour continuer avec le potager, mes bocaux de haricots verts et mes conserves de petits pois suivent exactement le même protocole. Les carottes lactofermentées en sont l’exact opposé, sans cuisson ni matériel. Dites-moi en commentaire quelle méthode vous utilisez et si vous avez franchi le pas de l’autoclave : les retours sur le matériel intéressent beaucoup de lecteurs qui hésitent encore.
Bonsoir,
Recette très intéressante ,idéale pour avoir à portée de main de bonnes carottes lors de la réalisation d’un plat.
Je ferai cette recette prochainement.
Merci pour le partage.
Bonjour, merci pour la recette.
Est-il possible de ne pas blanchir les carottes avant la stérilisation ?
Merci.
À bientôt.
Micka
Moi je ne blanchis pas
90minutes a combien de degré
Faut faire bouillir l’eau donc 100°C.
Démarrage à froid et comptez une heure après début ébullition
bonsoir ,
j’ai des bocaux de 50 cl et je voudrais savoir combien de gr de sel et la durée de la stérilisation MERCI
Les grosses carottes je les coupes en quartiers comme pour faire un bœuf carottes.
Les moyennes je les coupe en rondelles et les petites je les laisse tel quelle pour faire des jardinières de légumes.
JE STERILISE MES CONSERVES EN AUTOCUISEUR? JE DIVISE LE TEMPS PAR 2 ?
Bonjour,
Stériliser dans une cocotte minute… 90 mn de cuisson également ?