Les macarons au chocolat à la crème de mirabelle associent une coque au cacao intense à la douceur acidulée d’un fruit emblématique de la Lorraine. Le contraste fonctionne particulièrement bien : l’acidité de la mirabelle allège la richesse du cacao, là où une ganache classique aurait alourdi l’ensemble.
Les macarons demandent de la précision, mais moins de mystère qu’on ne le dit. Tout se joue sur quatre points : un tant pour tant finement tamisé, une meringue montée progressivement, un macaronnage arrêté au bon moment, et un croûtage suffisant. Le reste — la collerette, les coques lisses — en découle mécaniquement.
Cette recette est sans gluten et sans lactose de bout en bout. Les coques ne contiennent que de la poudre d’amande, du sucre, des blancs d’œufs et du cacao, sans aucune farine ni produit laitier. Quant à la garniture, ma crème de mirabelle se passe de beurre, contrairement à un curd classique : elle est liée aux œufs et à l’arrow-root, ce qui lui donne une texture plus légère et laisse le fruit s’exprimer davantage.
Vérifiez simplement que votre cacao est certifié sans gluten : certaines poudres du commerce sont conditionnées sur des lignes partagées.
Recette de macarons chocolat et crème de mirabelle sans gluten ni lactose
- Recette sans gluten
- Recette sans lactose
- Recette végétarienne

Macarons chocolat à la crème de mirabelle sans gluten ni lactose
Dessert
20 macarons (40 coques)
Temps de préparation :
Croûtage : 45 min
Temps de cuisson : par fournée
Maturation : une nuit au réfrigérateur
Ingrédients
Pour les coques
- 3 blancs d’œufs (environ 100 g), séparés 2 à 3 jours à l’avance
- 200 g de sucre glace
- 115 g de poudre d’amande
- 2 c. à soupe de cacao en poudre non sucré (environ 12 g)
- 30 g de sucre de canne blond
- 1 pincée de sel
Pour la garniture
- 150 g de crème de mirabelle, soit environ 1 c. à café par macaron
La poudre d’amande est réduite de 125 à 115 g pour compenser l’ajout du cacao : le tant pour tant doit rester équilibré, sinon la pâte devient trop sèche et les coques se fissurent. Utilisez un cacao non sucré de type Van Houten, pas un chocolat en poudre pour petit-déjeuner.
- Séparez les blancs des jaunes deux à trois jours à l’avance et gardez-les au réfrigérateur dans une boîte fermée. Des blancs vieillis sont plus liquides, ils montent mieux et donnent une meringue plus stable. Sortez-les 1 heure avant de commencer pour qu’ils soient à température ambiante.
- Mixez ensemble le sucre glace, la poudre d’amande et le cacao pendant 30 secondes, sans insister — au-delà, la poudre d’amande rend son huile et forme une pâte. Tamisez le mélange dans un saladier et jetez les grumeaux qui restent dans le tamis.
- Commencez à monter les blancs avec la pincée de sel à vitesse moyenne. Dès qu’ils moussent, ajoutez le sucre de canne en trois fois, en continuant de battre. Montez jusqu’à obtenir une meringue ferme et brillante, qui forme un bec d’oiseau au fouet. Le sucre incorporé progressivement est ce qui donne sa tenue à la meringue : versé d’un coup sur des blancs déjà fermes, il les fait grainer.
- Le macaronnage : incorporez le mélange sec en trois fois à la maryse, en soulevant la masse du centre vers les bords tout en tournant le saladier. Continuez jusqu’à ce que la pâte forme un ruban qui retombe et s’efface en 15 à 20 secondes. C’est l’étape décisive : trop peu mélangée, la pâte fait des pointes ; trop mélangée, elle s’étale et ne donne pas de collerette.
- Garnissez une poche munie d’une douille lisse de 8 mm. Sur une plaque recouverte de papier cuisson, pochez des ronds de 3 cm en quinconce, espacés de 2 cm.
- Tapez fermement la plaque sur le plan de travail, deux ou trois fois, pour chasser les bulles d’air et lisser les pointes. Crevez les bulles restantes avec la pointe d’un cure-dent.
- Laissez croûter 45 minutes à l’air libre, à l’abri des courants d’air. La surface doit être mate et ne plus coller au doigt. Par temps humide, prolongez jusqu’à une heure.
- Préchauffez le four à 160 °C, chaleur tournante. Glissez la plaque de macarons sur une seconde plaque : ce doublage protège les fonds et évite qu’ils ne brunissent avant que la coque ne prenne. Enfournez 12 minutes.
- Laissez refroidir complètement sur la plaque avant de décoller les coques, puis posez-les sur une grille. Une coque décollée à chaud se déchire.
- Appariez les coques par taille. Garnissez-en une d’une cuillère à café de crème de mirabelle et refermez sans écraser.
- Laissez maturer une nuit au réfrigérateur dans une boîte hermétique. C’est le temps qu’il faut à la crème pour humidifier l’intérieur des coques : un macaron dégusté le jour même est sec, le lendemain il est fondant.
Le matériel pour cette recette

Four : lequel acheter ?
Le conseil de Karen
Faites votre première fournée en petit format et acceptez de la rater. Les macarons demandent surtout d’avoir vu, une fois, à quoi ressemble un bon macaronnage : le ruban qui retombe et s’efface. Aucune description écrite ne remplace cette observation, et c’est le seul point où l’on progresse vraiment d’une fournée à l’autre.
Pochez également une plaque témoin de six coques, cuisez-la seule, et ajustez le temps de votre four avant de lancer le reste. Chaque four est différent, et douze minutes ailleurs peuvent en valoir dix ou quatorze chez vous.
Valeurs nutritionnelles des macarons chocolat mirabelle
1 macaron garni (environ 27 g)
| Éléments | Par macaron | Pour 100 g |
|---|---|---|
| Énergie | 100 kcal (419 kJ) | 371 kcal |
| Matières grasses | 3,9 g | 14,4 g |
| dont acides gras saturés | 0,4 g | 1,5 g |
| Glucides | 14,3 g | 53,0 g |
| dont sucres | 13,4 g | 49,6 g |
| Fibres alimentaires | 1,0 g | 3,7 g |
| Protéines | 2,0 g | 7,4 g |
| Sel | 0,03 g | 0,04 g |
Valeurs estimées d’après la table Ciqual, pour un macaron garni d’une cuillère à café (environ 7 g) de ma crème de mirabelle, qui apporte 61 kcal pour 35 g. Les coques seules représentent environ 88 kcal par macaron. Une garniture plus généreuse fait varier ces valeurs de 10 à 20 %.
Astuces et variantes pour les macarons chocolat mirabelle
Mes repères pour des coques lisses et une belle collerette
- Pesez tout, y compris les blancs : trois blancs peuvent peser de 85 à 115 g selon le calibre des œufs, et cet écart suffit à déséquilibrer la pâte. Visez 100 g.
- Des blancs vieillis : séparés deux à trois jours à l’avance et conservés au frais, ils perdent un peu d’eau et montent en une meringue plus stable. C’est l’astuce la plus rentable de toute la recette.
- Ne mixez pas trop longtemps : trente secondes suffisent pour le tant pour tant. Au-delà, la poudre d’amande chauffe, rend son huile et graisse la pâte, ce qui empêche les coques de lisser.
- Le doublage de plaque : une seconde plaque sous la première protège les fonds et évite les coques creuses. Si vous n’en avez qu’une, glissez une plaque retournée sur la grille en dessous.
- Par temps humide : le croûtage peut demander une heure et demie. Un four à 40 °C porte entrouverte pendant vingt minutes accélère les choses si votre cuisine est trop humide.
- Une garniture pas trop liquide : la crème de mirabelle doit napper la spatule avant d’être utilisée. Trop souple, elle s’échappe par les bords à l’assemblage et détrempe les coques pendant la nuit de maturation. Si la vôtre est un peu fluide, laissez-la une heure de plus au réfrigérateur.
- Autres garnitures : une gelée de mirabelles un peu ferme, une ganache au chocolat noir et lait de coco, ou une compotée d’abricot pour la même acidité.
- Poudre de noisette : elle remplace l’amande à parts égales et s’accorde très bien au cacao, avec un goût plus rustique et des coques légèrement plus foncées.
Questions fréquentes — macarons chocolat à la crème de mirabelle
Cette recette est-elle sans lactose ?
Oui, entièrement. Les coques ne contiennent que de la poudre d’amande, du sucre, des blancs d’œufs et du cacao. Et ma crème de mirabelle est un curd sans beurre, lié aux œufs et à l’arrow-root : c’est ce qui distingue cette recette d’un curd traditionnel, où le beurre apporte à la fois la texture et le lactose. Si vous utilisez une crème du commerce ou une autre recette, vérifiez en revanche l’étiquette.
Mes coques n’ont pas de collerette, pourquoi ?
Trois causes possibles, dans l’ordre de fréquence. Un croûtage insuffisant : la surface doit être mate et ne plus coller au doigt avant d’enfourner, ce qui demande 45 minutes et parfois davantage par temps humide. Un macaronnage trop poussé : la pâte trop fluide s’étale et n’a plus la structure nécessaire pour pousser vers le haut. Ou un four trop froid : vérifiez sa température réelle avec un thermomètre, beaucoup de fours domestiques affichent 20 °C de plus qu’ils ne délivrent.
Comment savoir que le macaronnage est terminé ?
Au test du ruban. Soulevez la maryse : la pâte doit retomber en ruban continu et la trace laissée en surface doit s’effacer d’elle-même en 15 à 20 secondes. Si elle reste marquée, poursuivez quelques mouvements ; si elle disparaît instantanément, vous avez trop macaronné et les coques s’étaleront. Mieux vaut s’arrêter un peu tôt : une pâte légèrement sous-macaronnée donne des coques avec de petites pointes, ce qui est bien moins grave que des macarons plats.
Mes coques se fissurent à la cuisson ?
Presque toujours un défaut de croûtage : sans pellicule sèche en surface, la vapeur s’échappe par le dessus et fend la coque. Cela peut aussi venir de bulles d’air non chassées — d’où l’importance de taper la plaque — ou d’un four trop chaud au démarrage. Avec du cacao, veillez aussi à ne pas dessécher la pâte : c’est pour cela que la poudre d’amande est réduite de 10 g dans cette recette.
Pourquoi laisser croûter les coques ?
Le croûtage forme une fine pellicule sèche en surface. À la cuisson, cette croûte fait barrage : la vapeur ne pouvant plus sortir par le haut, elle pousse la pâte vers le bas et fait apparaître la collerette sur le pourtour. Comptez 45 minutes à l’air libre, jusqu’à une heure et demie par temps humide. Le test est simple : effleurez une coque du doigt, elle ne doit plus coller.
Faut-il vraiment attendre une nuit avant de les manger ?
Oui, et c’est la différence entre un macaron correct et un bon macaron. Le jour même, la coque est sèche et cassante, la garniture reste distincte. Après une nuit au réfrigérateur en boîte hermétique, l’humidité de la crème migre vers l’intérieur des coques : elles deviennent fondantes à cœur tout en gardant leur croquant en surface. C’est un temps de repos, pas un délai de conservation.
Combien de temps se conservent-ils ?
Trois à quatre jours au réfrigérateur dans une boîte hermétique, et pas davantage : la crème de mirabelle contient des œufs et ne se garde pas plus d’une semaine, y compris seule en pot. Au-delà, les coques ramollissent aussi trop et perdent leur contraste de texture. Sortez-les vingt minutes avant de servir, un macaron froid a peu de goût. Les coques non garnies se congèlent un mois, bien filmées, et se décongèlent à température ambiante avant garnissage.
Peut-on les faire sans œufs ?
C’est possible avec de l’aquafaba, le jus de cuisson des pois chiches, monté en neige comme des blancs d’œufs. Comptez 100 g d’aquafaba réduit de moitié à la casserole puis refroidi, pour remplacer les trois blancs. Le résultat est nettement plus délicat à maîtriser : la meringue est moins stable, le macaronnage demande plus de doigté, et les coques sont plus fragiles. À réserver à ceux qui maîtrisent déjà la version classique.
Quel délice! L’acidité des mirabelles avec l’amertume du chocolat, ça doit être trop bon…
alors si tu me parles de macarons, je dis OUUUUIIII ! ils ont l’air bien réussis en tout cas !
Ils sont très beaux.
Aveux du dimanche 04 octobre 2009 : je n’ai jamais réalisé de Macaron. La crème de mirabelle une idée géniale…
chocolat et fruit ça j’adore
Si tu me prends par les sentiments, j’accepte de t’en chiper quelques un!!! il y a un bon bout de temps que je n’en ai pas fait.
Rhôôô!!! macaron au chocolat/crème de mirabelle….quelle douceur en bouche.
Il en reste????. J’imagine bien!!! que NON.
MERCI
BIZZZ
JO
aux macarons, je m’y essaye ( pour la 1ere fois) la semaine prochaine ( avec l’arrivée de mon nouveau four)
les tiens ont l’air super bon !
Justement cette semaine je voulais tester ta crème de mirabelle dans des macarons !! Je te montrerais le résultat.
Cool ! 🙂 J’ai hâte 🙂
Roooooh,trop gourmand!!!
Bisous.
Caro
je vais bientôt essayer cette recette car j’adore les macarons et je trouve l’idée super, il ont l’air super bons !!!
je vais bientôt essayer cette recette car j’adore les macarons et je trouve l’idée super, ils ont l’air super bons !!!