Les allergies et intolérances alimentaires sont de mieux en mieux connues, et le « sans gluten » en est devenu le symbole le plus visible; pourtant, trois situations très différentes se cachent derrière ce même rayon de supermarché: la maladie cœliaque, l’allergie au blé et la sensibilité au gluten ou au blé sans maladie cœliaque; la confusion entre les trois est constante, et elle a des conséquences concrètes.
Je vous propose ici un parcours complet: comprendre les définitions, savoir comment se fait le diagnostic, connaître les risques d’un régime sans gluten inutile, et repartir avec des outils pratiques si l’éviction est vraiment nécessaire.
En France et en Europe, la maladie cœliaque touche environ 1 % de la population, et une grande partie des personnes concernées ne sont pas encore diagnostiquées.
Le marché du « sans gluten » s’est considérablement développé; les produits sont plus accessibles qu’il y a dix ans, mais souvent plus chers et pas toujours équilibrés; beaucoup contiennent davantage de graisses et de sel, et moins de fibres et de protéines que leurs équivalents classiques; la meilleure option reste de cuisiner des aliments simples: sarrasin, riz, maïs, quinoa, légumineuses.
Ce que vous allez trouver dans ce guide
- Trois situations différentes
- Comment se fait le diagnostic
- Au-delà du mot « gluten » : fructanes et ATIs
- L’avoine, un cas particulier
- Que veut dire « sans gluten » sur une étiquette
- Bien vivre sans gluten au quotidien
- Les idées reçues fréquentes
- Quand ça ne va pas malgré le régime
- L’aide à la décision, étape par étape
- Les questions que vous me posez
1) Trois situations différentes
Avant toute chose, il faut poser le vocabulaire; ces trois situations n’ont ni la même cause, ni le même diagnostic, ni la même prise en charge, et les confondre conduit soit à des restrictions inutiles, soit à des prises de risque.

Comprendre les différences pour agir correctement
Maladie cœliaque
- Cause : réaction auto-immune au gluten du blé, de l’orge et du seigle.
- Fréquence : environ 1 % de la population, largement sous-diagnostiquée.
- Symptômes : troubles digestifs, carences, fatigue.
- Diagnostic : prise de sang sous gluten, puis biopsie si positive.
- Prise en charge : régime strict sans gluten à vie, avec suivi.
Ne retirez pas le gluten avant les tests, sous peine de faux négatifs.
Allergie au blé
- Cause : réaction allergique immédiate, médiée par les IgE.
- Fréquence : rare chez l’adulte, plus fréquente chez le jeune enfant.
- Symptômes : urticaire, gonflement, choc possible.
- Diagnostic : allergologue, tests cutanés et IgE spécifiques.
- Prise en charge : éviction du blé, trousse d’urgence si nécessaire.
En cas de gêne respiratoire ou de malaise, il s’agit d’une urgence médicale.
Sensibilité au gluten ou au blé
- Cause : incertaine; les essais récents pointent les fructanes et un effet d’attente plus que le gluten lui-même.
- Fréquence : environ 10 % des adultes s’en déclarent atteints, mais seulement 16 à 30 % le confirment lors de tests contrôlés.
- Diagnostic : d’exclusion, après avoir écarté cœliaque et allergie. Aucun marqueur biologique.
- Prise en charge : pas de régime strict obligatoire, l’ajustement se fait sur la quantité.
Ni risque de complication maligne ni malabsorption, contrairement à la maladie cœliaque; vous pouvez doser selon vos symptômes.
La maladie cœliaque
C’est une maladie auto-immune: le système immunitaire réagit au gluten du blé, de l’orge et du seigle, et attaque la muqueuse de l’intestin grêle; le diagnostic repose sur une prise de sang spécifique, complétée le plus souvent par une biopsie de l’intestin; le seul traitement disponible aujourd’hui est un régime strict sans gluten à vie.
L’allergie au blé
Il s’agit d’une réaction allergique immédiate, qui peut provoquer de l’urticaire, un gonflement, voire un choc anaphylactique; elle apparaît parfois uniquement après un effort physique, ce qui rend le lien difficile à établir; cette situation relève d’un allergologue, pas d’un ajustement alimentaire improvisé.
La sensibilité au gluten ou au blé
Ce n’est ni une maladie cœliaque ni une allergie: vous vous sentez simplement mieux quand vous retirez le blé ou le gluten, sans qu’aucun examen ne montre quoi que ce soit; c’est la situation la plus fréquente et la moins bien comprise des trois.
Les travaux de ces dernières années ont considérablement déplacé le sujet; un essai croisé en double aveugle mené sur des personnes en régime sans gluten auto-instauré, maladie cœliaque exclue, a conclu que ce sont les fructanes, un type de FODMAP, et non le gluten, qui déclenchaient les symptômes; un essai randomisé norvégien publié en 2024 est arrivé à la même conclusion.
Une étude multicentrique publiée dans le Lancet Gastroenterology a par ailleurs séparé l’effet de l’attente et celui de l’ingestion réelle: c’est la combinaison des deux qui produisait le plus gros effet sur les symptômes, ce qui traduit un effet nocebo, sans pour autant exclure un effet propre du gluten; il faut être très clair sur ce point, l’effet nocebo n’est pas de l’imagination, c’est un mécanisme physiologique documenté par lequel l’attente négative modifie réellement la perception viscérale et la motricité digestive.

Un point qui change beaucoup de choses au quotidien: contrairement à la maladie cœliaque, la sensibilité au gluten n’expose ni à des complications malignes ni à une malabsorption; le régime n’a donc pas besoin d’être strict, et beaucoup de personnes trouvent leur seuil de confort en ajustant la quantité plutôt qu’en supprimant tout; si vous vivez dans la peur de la moindre trace sans avoir de maladie cœliaque diagnostiquée, cette information mérite d’être discutée avec votre médecin.
2) Comment se fait le diagnostic
C’est l’étape que tout le monde saute, et c’est celle qui coûte le plus cher; supprimer le gluten avant les examens rend les résultats ininterprétables, et il faut alors en reprendre pendant plusieurs semaines pour être dépistable, ce qui est très difficile à accepter quand on se sent enfin mieux.

Faites les tests avant d’envisager un régime sans gluten. Un bon diagnostic vous évite des restrictions inutiles.
La prise de sang
- Faites la prise de sang pendant que vous consommez encore du gluten.
- Dosage des anti-transglutaminase IgA et des IgA totales.
- En cas de déficit en IgA, des tests IgG spécifiques sont proposés sur avis médical.
Objectif : détecter une réponse immunitaire compatible.
L’endoscopie et les biopsies
- Si la prise de sang est positive ou évocatrice, une endoscopie est proposée.
- Les biopsies duodénales confirment le diagnostic chez l’adulte.
- Chez l’enfant, une voie sans biopsie est possible sous conditions strictes.
Objectif : confirmer les lésions caractéristiques.
Le typage génétique, en cas de doute
- Recherche des marqueurs HLA-DQ2 et DQ8 en cas d’incertitude.
- En absence de ces marqueurs, la maladie cœliaque devient très peu probable.
- Le test seul n’affirme jamais le diagnostic.
Objectif : renforcer ou écarter l’hypothèse.
À ne pas faire
- N’entamez pas de régime sans gluten avant la fin des examens.
- Évitez l’auto-diagnostic.
- Méfiez-vous des tests d’intolérance non validés vendus en ligne.
Arrêter trop tôt rend les tests faussement normaux.
Si les tests sont négatifs
- Explorez d’autres causes: syndrome de l’intestin irritable, MICI, microbiote.
- Si une sensibilité est suspectée: essai encadré, souvent un low-FODMAP court.
- Tenez un journal alimentation et symptômes.
Objectif : identifier vos déclencheurs réels.
Message clé Les tests d’abord, la décision ensuite.
3) Au-delà du mot « gluten » : fructanes et ATIs
Vos symptômes peuvent parfaitement venir d’autres composants du blé; les FODMAP, et notamment les fructanes, fermentent dans le côlon; les inhibiteurs amylase-trypsine peuvent activer l’immunité innée; un essai low-FODMAP court et encadré est parfois plus pertinent que l’éviction du gluten, et c’est une piste que trop peu de gens explorent.
Quand les symptômes persistent, le problème n’est pas toujours le gluten.
Que sont les FODMAP ?
- Des sucres fermentescibles: fructanes, lactose, GOS, polyols.
- Ils attirent l’eau et fermentent, ce qui produit gaz et douleurs.
- Le blé est particulièrement riche en fructanes.
Objectif : apaiser l’intestin à court terme.
Que sont les ATIs ?
- Des protéines du blé, les inhibiteurs amylase-trypsine.
- Elles peuvent activer l’immunité innée.
- On les retrouve aussi dans le seigle et l’orge.
« Sans gluten » ne veut pas dire « sans ATIs ».
Pourquoi « sans gluten » ne suffit pas
- Les symptômes peuvent venir des fructanes, présents bien au-delà du blé.
- Ou d’une sensibilité aux ATIs.
- D’où l’intérêt d’un essai ciblé plutôt que d’une éviction en bloc.
Un régime sans gluten strict laisse passer la plupart des fructanes.
Comment tester proprement
- 2 à 4 semaines de low-FODMAP, encadré.
- Réintroduction famille par famille.
- Journal quotidien, avec une note de 0 à 10.
Objectif : cartographier vos déclencheurs.
Aliments riches en FODMAP
- Fructanes : blé, seigle, oignon, ail, artichaut.
- Lactose : laits, fromages frais.
- Fructose en excès : pommes, poires, miel.
- GOS : pois chiches, lentilles, selon la portion.
- Polyols : abricot, prune, chewing-gums.
La portion compte autant que l’aliment.
Alternatives pauvres en FODMAP
- Féculents : riz, quinoa, polenta, pomme de terre.
- Légumes : carotte, courgette, concombre.
- Fruits : banane mûre, fraise, agrumes.
- Protéines : œufs, poissons, tofu ferme.
- Saveurs : huiles infusées à l’ail, herbes fraîches.
Les huiles infusées apportent le goût sans les fructanes.
Durée et sécurité
- C’est un outil temporaire, sur 2 à 4 semaines.
- La réintroduction est indispensable.
- Encadrement nécessaire si votre alimentation est déjà restrictive.
Un low-FODMAP prolongé appauvrit durablement le microbiote.
Check-list courses et étiquettes
- Produits bruts et listes d’ingrédients courtes.
- Pains à base de riz, sarrasin ou maïs.
- Comparez le prix au kilo, limitez les produits « free-from ».
- Évitez les polyols pendant la phase de test.
Simplicité, variété, attention aux portions.
Message clé Commencez par la piste des FODMAP, avec un test court, puis réintroduisez.
Si cette piste vous parle, sachez que la composition de vos mélanges de farines joue aussi: mon guide complet des farines sans gluten détaille lesquelles conviennent à quel usage, et l’article sur les farines à index glycémique bas aborde la question de la réponse glycémique, souvent liée.
4) L’avoine, un cas particulier
L’avoine ne contient pas de gluten au sens strict, mais elle contient de l’avénine, sa protéine propre, à laquelle une minorité de personnes cœliaques réagit; s’ajoute à cela une contamination croisée très fréquente, à la culture comme à la mouture, ce qui explique l’existence d’une filière dédiée.

L’avoine est intéressante, à condition d’être certifiée et bien tolérée.
Avoine certifiée sans gluten
- Moins de 20 mg/kg, identifiable au logo épi barré.
- Riche en fibres, notamment en bêta-glucanes.
- Disponible en flocons, son, farine et boissons certifiées.
Filière dédiée et contrôles à chaque étape.
Tolérance individuelle
- Une minorité de personnes cœliaques réagit à l’avénine.
- Introduction progressive recommandée.
- Arrêtez et consultez en cas de symptômes.
Tenez un journal pendant la phase d’introduction.
Contamination croisée
- Filières non dédiées et ateliers partagés.
- Produits non certifiés et vente en vrac.
- Mueslis et granolas « mélanges » sans garantie.
Sans certification, considérez le produit à risque.
Quand et comment introduire
- Pas tout de suite : après au moins 6 mois de régime sans gluten, tous symptômes résolus et sérologie normalisée.
- Quantités modérées: 20 à 25 g de flocons secs par jour chez l’enfant, 50 à 70 g chez l’adulte.
- Ne changez rien d’autre pendant la phase d’introduction.
À décider avec votre médecin, pas seule dans sa cuisine.
Étiquetage et achats
- Logo épi barré ou mention explicite.
- Filières spécialisées et traçabilité.
- Évitez les mélanges non certifiés.
Lisez les ingrédients et la mention des traces.
Idées rapides
- Porridge aux fruits rouges.
- Granola maison à base de flocons certifiés.
- Crêpes à la farine d’avoine.
- Panure de flocons mixés.
Congelez en portions individuelles.
Message clé Avoine certifiée, introduite progressivement, guidée par votre tolérance.
5) Que veut dire « sans gluten » sur une étiquette
Les mentions sont réglementées, ce qui est une bonne nouvelle: en Europe, « sans gluten » signifie moins de 20 mg/kg et « très faible teneur en gluten » moins de 100 mg/kg; ces seuils reposent sur des analyses, pas sur des déclarations.

Repérez les mentions utiles, évitez les pièges marketing.
Les seuils réglementaires
- Sans gluten : moins de 20 mg/kg.
- Très faible teneur : moins de 100 mg/kg.
- Ces mentions reposent sur des analyses documentées.
Un compromis entre performance analytique et tolérance de la majorité.
Les allergènes obligatoires
- Blé, orge et seigle sont toujours signalés.
- Mentions en gras ou en majuscules dans la liste.
- Attention aux formulations « farine », « amidon », « malt ».
Lisez toute la liste d’ingrédients, pas seulement l’avant.
Logos et mentions
- Épi barré : filière dédiée et contrôles réguliers.
- La mention « sans gluten » doit être explicite.
- Évitez les mélanges non certifiés.
Privilégiez toujours la traçabilité.
Les bons réflexes
- Listes courtes et lisibles.
- Prudence avec l’amidon modifié et les arômes vagues.
- Pour les pains et céréales, visez 6 g de fibres pour 100 g au minimum.
Des produits simples et peu transformés.
Bières et boissons
- Choisissez les bières naturellement sans gluten: sorgho, riz, sarrasin.
- Les bières « gluten-removed » peuvent contenir des peptides résiduels.
- Prudence avec certains cidres aromatisés.
En cas de doute, l’option intrinsèquement sans gluten.
Au restaurant
- Attention aux sauces et liants, aux friteuses communes, aux planchas.
- Demandez des poêles et plans de travail dédiés.
- Précisez maladie cœliaque si c’est votre cas.
Un brief clair évite la plupart des erreurs.
Les mentions marketing
- « Sans blé » ne veut pas dire sans gluten.
- « Traces de… » signale un risque de contact croisé.
- Bio ne veut pas dire sans gluten.
Vérifiez le libellé exact et la certification.
Message clé Fiez-vous aux mentions réglementées et privilégiez les produits simples.
6) Bien vivre sans gluten au quotidien
Un régime sans gluten est parfaitement sain s’il repose sur des aliments simples: sarrasin, quinoa, riz, maïs, légumineuses, fruits, légumes, oléagineux, et selon vos choix œufs, poissons et viandes; c’est quand il repose sur des produits transformés « free-from » qu’il devient un problème nutritionnel.
Une assiette équilibrée: la moitié de légumes, un quart de féculents sans gluten, un quart de protéines, plus de bons gras.
La moitié : les légumes
- Du volume, des fibres, des micronutriments.
- Brocoli, courgette, carotte, salade, selon la saison.
- Cuissons variées: vapeur, sauté, rôti.
Variez les couleurs et gardez une part de cru.
Un quart : les féculents sans gluten
- Riz, quinoa, maïs et polenta, sarrasin, pomme de terre.
- Plutôt complets ou semi-complets.
- Ajustez la portion à votre appétit et à votre activité.
Cuisson al dente et refroidissement favorisent l’amidon résistant.
Un quart : les protéines
- Animales: œufs, poissons, volailles.
- Végétales: tofu, tempeh, pois chiches, lentilles.
- Repère courant: environ 20 à 30 g par repas.
Associez légumineuses et céréales pour un bon profil d’acides aminés.
Les bons gras
- Huiles d’olive et de colza, noix, amandes, graines.
- Une à deux cuillères à soupe d’huile, ou une petite poignée d’oléagineux.
- Limitez les fritures.
Ajoutez l’huile après cuisson pour préserver ses qualités.
Hydratation et assaisonnement
- De l’eau au repas et tout au long de la journée.
- Sel modéré, herbes, épices, citron.
- Sauces maison: yaourt végétal, tahini, pesto.
Relever sans passer par les ultra-transformés.
Trois assiettes à copier
- Méditerranéenne : quinoa, pois chiches, crudités, huile d’olive.
- Nordique : pomme de terre, saumon, épinards, yaourt végétal.
- Végétale : sarrasin, tofu, brocoli, carottes rôties, tahini.
Choisissez une recette « signature » par saison.
Ajuster les portions
- Écoutez votre faim et ajustez les féculents en conséquence.
- En cas d’activité physique soutenue, augmentez protéines et féculents.
- Un repas réussi tient jusqu’au suivant sans fringale.
Visez la satiété à deux ou trois heures.
Message clé Bâtissez d’abord l’assiette, ajustez ensuite les portions et les assaisonnements.
Le suivi de l’adhésion au régime
Le dosage des peptides immunogéniques du gluten dans les selles permet de vérifier objectivement l’adhésion au régime; c’est particulièrement utile en pédiatrie et en cas de symptômes persistants malgré un régime que l’on croit strict.
Faire son pain et ses pâtes à la maison
- Mélanger des amidons (riz, maïs, fécule, tapioca) et des farines (sarrasin, teff, quinoa).
- Ajouter un liant: psyllium, gomme xanthane ou lin hydraté.
- Tester un levain sans gluten.
- Four bien préchauffé, avec un peu de vapeur au démarrage.
Pour composer vos mélanges, le guide des farines sans gluten détaille les proportions qui fonctionnent, et vous trouverez mes recettes de pains sans gluten pour démarrer.
Éviter les contaminations à la maison
- Grille-pain dédié et ustensiles propres.
- Ranger les farines contenant du gluten à l’écart, en bas et fermées.
- Pots séparés pour le beurre et les confitures.
7) Les idées reçues fréquentes

Les croyances les plus courantes, corrigées en un coup d’œil.
« Le sans gluten fait maigrir »
Faux. Tout dépend de la qualité globale de l’alimentation.
Un biscuit sans gluten peut être aussi gras et sucré qu’un autre.
« Le petit épeautre est toléré »
Faux. Il contient du gluten et reste interdit en maladie cœliaque.
« Ancien » ne veut pas dire « sans gluten ».
« Le levain détruit le gluten »
Faux. La fermentation longue dégrade réellement une partie des peptides, mais la réduction est partielle et non reproductible. Un pain de blé au levain reste dangereux en maladie cœliaque.
Une dégradation partielle n’équivaut jamais à une sécurité.
« Le gluten est mauvais pour tout le monde »
Faux. Chez les personnes non cœliaques, les céréales complètes sont bénéfiques.
C’est un problème spécifique, pas universel.
Message clé Méfiez-vous des raccourcis, y compris de ceux qui vont dans votre sens.
8) Quand ça ne va pas malgré le régime
C’est une situation fréquente et décourageante; avant de conclure que le régime ne fonctionne pas, il faut traquer les expositions cachées, explorer les pistes alternatives, et savoir quand consulter.
Identifier, vérifier, agir.
Causes fréquentes
- Contaminations à la maison ou au restaurant.
- Produits sans gluten ultra-transformés.
- FODMAP ou ATIs.
- Intolérance au lactose transitoire.
Vérifiez d’abord l’adhésion et la qualité de l’assiette.
Autres pistes à explorer
- Syndrome de l’intestin irritable, SIBO, MICI, colite microscopique.
- Malabsorption des acides biliaires, insuffisance pancréatique.
- Thyroïde, médicaments, stress.
Ne pas tout attribuer au gluten par réflexe.
Un plan en quatre étapes
- Audit de la cuisine.
- Journal sur 7 jours.
- Revue diététique avec un professionnel.
- Tests ciblés prescrits par votre médecin.
La trace écrite accélère beaucoup le diagnostic.
Vérifier l’adhésion
- Dosage des peptides immunogéniques du gluten dans les selles.
- Utile en pédiatrie et en cas de non-réponse.
- Complète la sérologie sans la remplacer.
Un résultat positif signale une exposition à retrouver.
Quand consulter sans attendre
- Perte de poids, fièvre, sang dans les selles.
- Anémie, carences, dénutrition.
- Antécédents familiaux de MICI ou de cancer digestif.
- Symptômes sévères persistant plus de 6 à 12 mois malgré le régime.
Ces signes justifient une réévaluation rapide.
La forme réfractaire, rare
- Persistance des lésions malgré une adhésion stricte vérifiée.
- Nécessite un typage et une surveillance spécifiques.
- Relève d’une prise en charge hospitalière dédiée.
Un parcours spécialisé, à discuter avec votre gastro-entérologue.
Restaurant et voyage
- Vérifiez sauces et liants, friteuses communes, planchas.
- Choisissez des plats bruts.
- Emportez un kit de secours: galettes, barres certifiées.
Dites « maladie cœliaque » plutôt que « je ne mange pas de gluten ».
Check-list maison
- Ustensiles dédiés.
- Pots séparés pour beurre et confitures.
- Plan de travail nettoyé avant chaque préparation.
- Farines avec gluten rangées en bas et fermées.
Un protocole simple réduit beaucoup les accidents.
Message clé Traquez l’exposition cachée, explorez les pistes alternatives, consultez si besoin.
9) L’aide à la décision, étape par étape
Suivez ce chemin pour éviter les erreurs les plus coûteuses.
Symptômes persistants
- Douleurs, diarrhée ou constipation.
- Ballonnements, migraines, fatigue.
- Amaigrissement, anémie.
Notez les symptômes et leur évolution dans le temps.
Tests avant toute éviction
- Anti-transglutaminase IgA et IgA totales.
- En cas de déficit en IgA, des IgG spécifiques.
Ne commencez pas l’éviction avant les tests.
Si le résultat est positif
- Chez l’adulte: biopsies de confirmation.
- Chez l’enfant: voie sans biopsie possible sous critères stricts.
La confirmation reste indispensable avant un régime à vie.
Si le résultat est négatif
- Écartez syndrome de l’intestin irritable, MICI, SIBO.
- Testez un low-FODMAP encadré.
- Éventuellement, éviction puis réintroduction du blé.
Une approche ciblée évite les restrictions inutiles.
Si la maladie cœliaque est confirmée
- Régime strict à vie.
- Bilan des carences et suivi régulier.
- Éducation nutritionnelle accompagnée.
- Si nécessaire, dosage des peptides immunogéniques.
Un accompagnement médical et diététique fait toute la différence.
Message clé Toujours tester avant d’éliminer.
10) Les questions que vous me posez
Quelle différence entre maladie cœliaque, allergie au blé et sensibilité au gluten ?
La maladie cœliaque est une maladie auto-immune touchant environ 1 % de la population, diagnostiquée par prise de sang puis biopsie, et imposant un régime strict à vie. L’allergie au blé est une réaction allergique immédiate médiée par les IgE, qui relève d’un allergologue et peut nécessiter une trousse d’urgence. La sensibilité au gluten ou au blé est un diagnostic d’exclusion, sans marqueur biologique, dont le déclencheur réel reste débattu et n’impose pas un régime strict.
Puis-je supprimer le gluten avant de faire les tests ?
Non, et c’est l’erreur la plus fréquente. Supprimer le gluten avant les examens rend la sérologie et les biopsies ininterprétables. Il faut alors reprendre du gluten pendant plusieurs semaines pour redevenir dépistable, ce qui est très difficile à accepter quand on se sent mieux. Faites les tests d’abord, décidez ensuite.
Et si ce n’était pas le gluten mais les fructanes ?
C’est une piste sérieuse. Des essais croisés en double aveugle ont montré que les fructanes, un type de FODMAP, déclenchaient les symptômes davantage que le gluten chez des personnes en régime sans gluten auto-instauré. Les fructanes sont présents dans le blé, mais aussi dans l’oignon, l’ail, l’artichaut et certaines légumineuses: un régime sans gluten strict en laisse donc passer la plupart. Un essai low-FODMAP court et encadré, suivi d’une réintroduction, permet d’y voir clair.
L’avoine est-elle autorisée en régime sans gluten ?
Oui, à condition qu’elle soit certifiée sans gluten, issue d’une filière dédiée. Deux réserves: l’avoine ordinaire est massivement contaminée à la culture et à la mouture, et une minorité de personnes cœliaques réagit à l’avénine, la protéine propre de l’avoine. L’introduction doit être progressive et, si vous êtes cœliaque, discutée avec votre médecin.
Le pain de blé au levain est-il compatible avec la maladie cœliaque ?
Non. La fermentation longue dégrade réellement une partie des peptides du gluten, ce qui explique le confort digestif rapporté par certaines personnes non cœliaques. Mais cette dégradation est partielle et non reproductible d’une fournée à l’autre. Un pain de blé au levain reste dangereux en maladie cœliaque, quelle que soit la durée de fermentation.
Sans diagnostic, dois-je supprimer le gluten ?
Non. Vérifiez d’abord avec les tests appropriés, testez ensuite de façon courte et encadrée, et n’adoptez le régime que si le bénéfice est clair et reproductible. Évitez au passage les produits « free-from », plus chers et souvent moins denses nutritionnellement que leurs équivalents classiques.
Pourquoi le seuil de 20 mg/kg pour la mention « sans gluten » ?
C’est un compromis entre les performances des méthodes analytiques disponibles et la tolérance de la grande majorité des personnes cœliaques. Ce seuil est reconnu dans l’Union européenne comme aux États-Unis. La mention « très faible teneur en gluten » correspond quant à elle à moins de 100 mg/kg.
Et le lactose dans tout ça ?
En maladie cœliaque non traitée, une hypolactasie secondaire est fréquente, du fait de l’atteinte de la muqueuse intestinale. Elle est le plus souvent transitoire: la tolérance au lactose revient après cicatrisation. À ne pas confondre avec l’allergie aux protéines du lait, qui est rare chez l’adulte.
Le conseil de Karen
Si vous suspectez une maladie cœliaque, n’éliminez pas le gluten avant les tests; et si vos tests sont négatifs mais que vous vous sentez mieux sans blé, explorez la piste des fructanes avant de vous imposer une éviction à vie; parlez-en à votre médecin ou à votre diététicien.
Sources
- SNFGE – Maladie cœliaque (grand public)
- Singh et al., 2018 – Prévalence de la maladie cœliaque
- DeBruyn et al., 2020 – Incidence
- ACG, 2023 – Recommandations adultes
- ESPGHAN, 2020 – Diagnostic pédiatrique sans biopsie
- ESPGHAN, 2024 – Régime sans gluten pédiatrique
- Skodje et al., 2018 – Les fructanes plutôt que le gluten (Gastroenterology)
- de Graaf et al., 2024 – Attente contre ingestion réelle (Lancet Gastroenterol Hepatol)
- Herfindal et al., 2024 – Fructanes, gluten et microbiote (BMC Medicine)
- Biesiekierski et al., 2013 – Double aveugle gluten et FODMAP
- Molina-Infante et al., 2017 – Sensibilité et FODMAP
- Junker et al., 2012 – ATIs et TLR4
- Zevallos et al., 2017 – Rôle des ATIs
- AFDIAG – Sensibilité au gluten non cœliaque
- Mayo Clinic – Algorithmes diagnostiques et HLA
- Comino et al., 2015 – Avoine et immunogénicité
- Rodríguez-Alonso et al., 2022 – Revue sur l’avoine
- UE 828/2014 – Allégations « sans gluten »
- UE 1169/2011 – Information des consommateurs
- Cornicelli et al., 2018 – Qualité nutritionnelle des produits sans gluten
- Mármol-Soler et al., 2022 – Sans gluten et nutriments
- Annals of Nutrition and Metabolism, 2023 – Synthèse nutritionnelle
- Myhrstad et al., 2021 – Nutrition et régime sans gluten
- Lee et al., 2019 – Coût du régime sans gluten
- Coto et al. – Peptides immunogéniques fécaux
- Stefanolo et al., 2023 – GIP et suivi
- FDA – Gluten et étiquetage
- Revue 2021 – Maladie cœliaque et lactose
Bonjour Karen.
Votre article est une bonne synthèse du sujet.
Moi aussi, je suis concernée par le sujet, j’ai découvert, il y a 2.5 ans, que j’étais intolérante au gluten, cause de maux de ventre jusque là, comme vous, inexpliqués. J’ai lu différents ouvrages sur le sujet, en premier celui du Dr Seignalet. Autre ouvrage très bien documenté : celui du Dr Georges Mouton, « Ecosystème intestinal et santé optimale ». Je suis un terrain allergique depuis mon enfance (j’ai 65 ans) et au fil du temps, j’ai découvert nombre d’allergies et d’intolérances alimentaires, les plus significatives étant celles au lait (lactose et caséine), au sucre de betterave, café, thé, amandes, et donc dernièrement gluten. J’ai même técemment constaté une allergie (rhinite) au savon d’Alep ! Certes, des contraintes, mais cela n’est pas si difficile lorsque les symptômes disparaissent de se motiver pour « cuisiner sain », notamment avec votre aide ! J’ai notamment fini par mettre au point une recette de très bon pain sans gluten : mes enfants en raffole, c’est pour dire ! Puis-je vous la communiquer ?
Merci pour tout, je reste fidèle !
Annie
@Annie Limouzin : avec joie pour votre recette de pain sans gluten :))) Je suis toujours à la recherche de LA recette parfaite 🙂 merci vous pouvez me l’envoyer à [email protected]
Merci pour tous ses conseils
Pourrai je avoir la recette du pain sans gluten
Merci beaucoup
Bonjour ,pourriez vous me communiquer la recette de pain sans gluten ..merci !
Cordialement
Vous en trouverez plusieurs sur le blog : https://cuisine-saine.fr/?s=pain
Et bien voilà un article clair et complet, merci. Je suis atteinte de Polyarthrite, persuadée qu’un régime alimentaire type Signalet me serais bénéfique mais jusqu’à présent je n’arrive pas à le tenir sur plusieurs mois. C’est dur de changer de mode alimentaire, c’est un vrai effort et un choix de vie certes pertinent. Bon ben je vais m’y remettre grâce à toi. A bientôt.
Bonjour,
tout à fait d’accord avec votre billet. j’ai mis plusieurs années avant d’arrêter le gluten car, même persuadée de la nocivité sur mon corps je n’arrivais pas à franchir le pas. Le blé et le boulghour étaient ma base alimentaire… heureusement que ma passion pour la cuisine m’a permis une ouverture extraordinaire sur les richesse illimitées que nous offre la nature ! j’ai finalement sauté le pas il y a deux ans. et cette fameuse (pseudo ??) colopathie a disparu, ainsi que les symptomes, voire syndrome, que vous décrivez. j’ai retenté une fois (beureg et pakhlava obligent !!!) mais vu les conséquences, je m’abstiendrai dorénavant. Malgré tout, je tiens bon depuis deux ans. j’en profite pour vous remercier pour votre site plein d’idées, d’astuces !!
à bientôt, Lydia.
Bonbjour Karen,
Vous avez tout compris.Votre article est complet.La médecine a mis 20 ans avant d’accepter mes problèmes de santé.Un médecin m’a dit que manger bio et sans gluten,sans lactose allait me revenir cher.J’ai consulté ailleurs.Mais difficile de faire entendre aux médecins nos problèmes avec les lobbies qui leur font pression. Dans mon cas tous les laitages agissent en moins de deux heures pour déclencher des crises et pourtant je suis déclarée non allergique au lactose.Le gluten fait aussi des dégâts puisque j’ai un problème de réabsoption des sels biliaires.Le grêle est abrasé sur sa partie terminale.Un grand merci au regretté Docteur SEIGNALET.Cet homme a soulagé bien des souffrances. Et merci à vous,aussi,vous nous êtes d’un très grans secours.
Des personnes comme vous sont indispensables à la société.Alors,merci,merci,mille fois merci.
Bien à vous.
Mamyzug
@Mamyzug : merci votre commentaire me touche beaucoup !
Ton article est super bien fait, il est très complet et simple à lire !
Merci pour cet article. Je n’ai jamais fait de test pour savoir si j’étais allergique ou intolérante au gluten ou au lactose néanmoins après avoir développer une polyarthrite, j’évite désormais tous les produits contenant du gluten ou du lactose. Ma polyarthrite ne me fait plus souffrir depuis 2 ans maintenant … Hasard ou pas, je ne suis pas capable de le dire…Par ailleurs, les fréquents maux de tête, les aphtes et les ballonnements ont également disparus… Le changement d’alimentation est contraignant mais les bienfaits d’une nourriture plus saine sont indéniables.
Je vous remercie d’ailleurs de nouveau pour ce site qui m’a beaucoup aidé au début et que je regarde toujours avec plaisir.
intéressant! merciiiii
Bonjour,
On m’avait , moi aussi diagnostiquer la Fibromyalgie.
Je n’ai pas supprimer le gluten, par contre, je ne mange plus de pain issues de céréales modernes, et j’ai trouvé une nette amélioration.
Pour moi, Il semblerait que ces allergies , qui se développent de plus en plus sont dues à un ensemble d’aliments modernes qui provoquent ceci.
Pour les légumes, viande , il est de même, je privilégie les espèces et variétés anciennes . Je ne me contente pas que ce soit bio car le bio n’est pas toujours une sécurité suffisante .
Pour moi, en se souciant , de la provenance et comment les agriculteurs travaillent , tout en se souciant de la biodiversité animale et végétale, nous pouvons améliorer notre alimentation dans sa globalité et éviter ces allergies.
merci pour toutes ces infos, c’est super intéressant !
manue :))
formidable, j’aime nicole
très bonne analyse. Il faut rajouter – au moins – les maladies de peau (acné, infections à répétition) et les affections ORL. Juste un bémol : de nombreux intolérants au gluten (et au lactose) supportent très bien le petit épeautre, qui n’était pas rejeté par le docteur SEIGNALET (à la différence de l’avoine). Et le pain de petit épeautre est délicieux !
Bonjour et merci pour cette article!
Il a surtout confirmé des choses dont je suis persuadée mais bien que je mange sans gluten, qu’il n’y a plus de gluten à la maison depuis environ 2 ans, je vois des mieux pour mon mari et moi, au niveau du transit, de l’humeur, des rhumes si réguliers avant et quasiment inexistants à présent. Pourtant par phases les douleurs reviennent, celles sur le côté droit exactement les mêmes que vous décrivez, comme des douleurs d’appendicite, et qui comme vous malgré les différents examens n’ont rien révélé. Ces douleurs reviennent et je pense que cela révèle une très forte intolérance pour moi (mon mari n’a pas ce type de douleur) et le simple fait de manger au resto même sans prendre d’aliments naturellement avec gluten, le fait d’en consommer à mon insu même en très faible dose semble m’atteindre. J’essaye de limiter le lactose mais j’en consomme encore et je crois bien que je devrais arrêter aussi!
Merci pour vos recettes, merci d’en parler, de faire qu’on se sent moins seuls face aux questionnements et au regard des autres qui nous prennent parfois pour des « originaux » parce qu’on a choisi d’arrêter le gluten même sans diagnostic.
bonjour,
j’ai un garçon de 8 ans qui depuis bien trop longtemps souffre de maux de ventre, le passage au lait allégé en lactose à apporter un mieux. Mais c’est il y a 6 mois, suite à des problèmes de ventre pour moi et un diagnostique du syndrome du colon irritable et aucune aide de la part de mon gastro, que j’ai découvert l’intolérance au gluten.
Votre article est très bien construit et le reportage aborde le coté hyperactif de cette petite fille qui me renvoit à mon fils, je faisais le sans gluten pour moi, et je vais le faire pour mon fils. Je connais votre site depuis peu et suis inscrite à votre newsletter, je vous remercie pour tout ce que vous m’apporter au quotidien. Par contre je ne sais pas où vont nous mener c’est fichu industriels, mais le paysan/boulanger de la fin du reportage le dit clairement pour moi, un jour il n’y aura plus personne pour manger les pain standardisés pour cause d’intolérance.
bonne journée à vous et à tous ceux qui profite de vos bons conseils
dominique
merci pour votre article,; Pas tjs evident de manger * sain* surtout en société, mais un un petit- grand certains jours-= il en va de notre Santé!
TRES interessée par la recette de pain sans gluten SVP
Bonjour,
Etant moi même intolérante au gluten, votre article est trop bien!!
Il explique vraiment tout le détail de cette maladie.
Je vais pouvoir le faire lire à mon entourage pour qu’il comprenne mieux mon mal être!
Merci
J’ai arreté totalement le gluten et la caséine (protéine des produits laitiers) depuis cet été et je suis transformée : j’ai retrouvé celle que je suis, joyeuse et pleine d’entrain après des années de maux de ventre, tête, insomnies, irritabilité, et déprime (l’impression de porter le monde entier). Avec 4 enfants ca n’aidait pas !
J’ai fait ce diagnostic avec la fondation Stelior à Genève (intolérance gluten-stelior sur google) grace à la peptidurie, un simple (c’est si simple quand on y pense) test urinaire des peptides présents dans les urines (dérivés de protéines qui ne devraient pas être là). Les recherches sanguines ne montrent malheureusement pas ces intolérances (la prise de sang n’a rien montré).
Chez Stelior on recommande de stopper aussi mais et millet, céréales dites sans gluten, mais qui ont en fait leur propre gluten (par ex la zénine pour le mais). A présent je sens bien que je suis en mode auto-nettoyage, le corps n’étant plus empoisonné au quotidien, il peut enfin s’attaquer aux pb : normal me dit le coach qui me suit, cela va prendre quelques mois voire 1 année pour me faire rentrer dans l’ordre.
Voilà, en espérant que ce commentaire serve
@Ziorr : merci je suis certaine que votre expérience sera utile à quelqu’un qui se demande ce qu’il peut bien avoir ! Il faut en parler.
J’ai mis 3 ans pour aider ma fille dans son intolérance lactose et gluten. Les gâteaux sans gluten c’est de l’arnaque. Mon cousin agriculteur me confirme il y a du gluten dans toutes les céréales (maïs riz etc..= sauf le sarrazin. Concernant le lactose attention le veau est élevé au lait donc à éviter le poulet fermier ok mais le poulet de Bresse est élevé au lait. Pour le porc certains éleveurs les élève au petit lait et d’autres non. Ses symptômes : sensations de malaise – maux de tête fatigue manque de concentration mal à l’estomac intestins et elle avait la vessie enflammée (sensation d’avoir des infections urinaires). Avant de déclarer ces intolérances elle a eu un kyste à l’ovaire et une hépatite.
BRAVO !
Ton article est vraiment génial et je pense qu’il servira à un grand nombre de personnes 😉
Et oui, nous devons être vigilants car le « sans gluten » constitue une manne pour nombre d’entreprises qui, pour autant, ne proposent pas des produits exempts d’ingrédients néfastes (pour notre santé ou l’éthique, d’ailleurs).
Enfin, ton blog est un parfait exemple du fait que oui, on peut vraiment cuisiner sans gluten et se régaler au quotidien !
Félicitations Karen, ton exposé est très intéressant !
Je suis moi-même depuis 2 ans, au régime sans gluten et sans lait (sauf le lait de chèvre). J’ai la Maladie de Crohn depuis l’âge de 20 ans (j’en ai 65 !) et cela a amélioré grandement ma qualité de vie.
Je trouve très facile de suivre ce régime et il m’a fait découvrir de multiples ingrédients que je n’avais jamais eu l’idée d’utiliser et cela grâce à des personnes comme toi pleines d’idées à partager. Je suis une assidue de ton blog que je trouve très bien fait.
Juste une petite remarque concernant l’allergie au lactose dont tu parles… le problème avec les laitages c’est plutôt l’intolérance à la caséine (protéine du lait) Le lactose est un sucre et non une protéine et ce n’est pas lui qui pose le plus de problème dans l’intolérance aux laitages.
A part les livres du Doct. Seignalet qui a ouvert la voie, on peut trouver une mine de renseignements intéressants sur ces questions dans le livre de M.Kaplan « Alimentation sans gluten ni laitages ».
Voilà… Merci encore pour toutes les bonnes idées que tu partages avec tous
Merci Karen pour cet excellent article. J’ai vécu la même chose que vous avec deux épisodes à deux ans d’intervalle. Après le second, j’ai eu une grosse perte de poids et du coup j’ai eu droit à la panoplie d’examens pour finir par une suspicion de maladie de Crohn. Rien que cela!
Depuis j’avais considérablement baissé ma consommation de pain, pâtes etc… et j’ai opté pour du pain au levain naturel que je fais à partir de farines bio. Cela allait très bien.
Il y a quelques mois, j’ai eu de nouveaux symptômes que je n’ai pas tout de suite relié à mon alimentation car ils étaient différents de la fois dernière : notamment fatigue et nausées le matin après le déjeuner. C’était très dur de se trainer au travail. Le matin étant le seul moment où je mangeais du pain, je l’ai éliminé pour le remplacer par du pain des fleurs.
Depuis j’ai vu une réelle amélioration.
Tout cela m’a rappelé qu’il est très important d’écouter son corps.
Aussi, j’ai beaucoup cheminé et cela m’a motivée à créer une asso et à organiser des RDV pour les intolérants où l’on se rencontre, échange et s’informe avec la venue de conférenciers. ce moment de convivialité est très important car nous sommes nombreux et beaucoup d’entre nous se retrouvent seuls face à leurs questions. Des articles comme le vôtre permettent de faire une synthèse éclairée très intéressante.
Belle semaine à vous!
Bonjour à tous,
l’article est intéressant, mais le conseil donné de supprimer le gluten pour voir si ça va mieux n’est à mon sens pas adapté. J’ai la maladie coeliaque (diagnostiquée de façon médicale, par des examens), je fais partie du réseau européen des jeunes coeliaques et de l’association française des intolérants au gluten, donc je connais plutôt bien la question.
Le problème quand on supprime le gluten de son alimentation sans avis médical c’est que cela empêche de diagnostiquer une maladie coeliaque. Or un patient à qui la maladie coeliaque clairement diagnostiquée n’aura pas le même suivi médical que celui qui dira simplement à son médecin « j’ai supprimé le gluten et ça va mieux », ce qui peut être problématique, car la maladie coeliaque étant auto-immune, le patient doit être suivi sur de nombreux autres plans : thyroïde, diabète, etc.
Pour être claire : quand on supprime le gluten de son alimentation, les examens qui diagnostiquent la maladie coeliaque vont être faussés. Ces examens sont : une prise de sang, pour déterminer le taux d’anticorps anti-transglutaminase (pour que l’examen soit probant, encore faut-il avoir consommé du gluten de façon normale les semaines et mois précédents) et une biopsie de l’intestion grêle (puisque la réaction auto-immune due au gluten détruit la paroi de l’intestion), mais là aussi, il faut avoir consommé du gluten de façon normale…
Le diagnostic de la maladie coeliaque est établi quand ces deux examens sont positifs, et « grâce » à ça, les patients bénéficient de la prise en charge partielle de leurs produits sans gluten par la sécu.
Je ne nie pas qu’il existe une intolérance au gluten type « sensibilité » qui n’est pas la maladie coeliaque, mais attention à ne pas encourager le sous-diagnostic de la maladie coeliaque!
Je vais rejoindre l’avis d’Emilie ci-dessus et apporter un bémol à ton article, par ailleurs très intéressant : je crois que lorsque l’on a des douleurs de ventre répétées, des épisodes de fatigue intense, une perte de poids, et pour enfant de la peine à grandir, à grossir, ou encore une irritabilité ou déprime persistante, il faut D’ABORD aller dans un labo d’analyses et demander à ce qu’un test sanguin de dépistage de la maladie coeliaque soit fait. Si on a un médecin traitant à l’écoute, il fera une ordonnance, cela permettra la prise en charge pour les moins de 15 ans, et pour les autres au moins le remboursement de la prise de sang elle-même.
ENSUITE, on peut supprimer le gluten de son alimentation pendant un temps et voir comment le corps réagit, en attendant les résultats.
Et puis, si l’on n’est pas coeliaque, on devra peut-être tout de même dire adieu au gluten parce que notre corps y réagit très mal. C’est le cas pour une de mes filles, pour qui le gluten génère (ou aggrave? on ne sait pas encore) des troubles de type autistiques, et dont la vie est belle quand le gluten est loin.
La maladie coeliaque est très grave et il ne faut pas risquer de passer à côté (v. le message d’Emilie ci-dessus).
L’hypersensibilité au gluten peut gâcher la vie de certains, également, tristement.
Mais devoir vivre sans gluten est tout sauf une mode, c’est une contrainte lourde, coûteuse, épuisante quand on a une famille nombreuse, et se priver des céréales à gluten n’est pas forcément top côté nutrition. J’en sais malheureusement quelque chose. Et c’est fou tout ce que l’on ignore encore…
@Flo Makanai : tu as raison de préciser, ce n’est effectivement pas clair dans mon billet. Je parle pour les intolérants qui ont « tout tenté » sans succès.
Très bon article, moi même adepte du régime seignalet depuis 2 ans et demi, je suis parvenue à mettre mon lupus en rémission, sans traitement depuis 2ans ! j’ai juste une petite correction à apporter : les protéines de lactose ça n’existe pas. Le lactose c’est la forme de sucre présente dans le lait. Dans le régime seignalet ce sont les proteines du lait qui sont à proscrire : la proteine présente dans le lait c’est la caseine (ce n’est pas la seule, mais disons que c’est la principale). En théorie, le lactose n’est pas interdit dans le régime seignalet.
Bonjour,
J’ai décidé de tenter le régime Seignalet après la découverte d’une polyarthrite rhumatoïde, et je me suis sentie mieux une fois le régime mis en place! J’ai des traitements à prendre pour ma maladie, néanmoins beaucoup moins et le régime a été mis en place bien avant que j’ai un traitement de fond, je me sentais déjà beaucoup mieux bien avant qu’il fasse effet.
Quand mon rhumato a envisagé la maladie coeliaque, 1 année c’était écoulée, de ce fait les tests étaient négatifs. La gastro m’a demandé de remanger normalement et m’a diagnostiqué un colon irritable… Sauf que j’ai rechuté une fois le gluten réintroduit, et çà recommence à chaque fois que je fais plusieurs écarts.
Puis il y a eu le cas de ma fille, qui pleurait sans cesse depuis bébé, avait des diarrhées chroniques, prenait du poids mais tout doucement et en grandissant a développé des phobies alimentaires. Elle faisait souvent de l’acétone donc à chaque fois perfusion à l’hôpital après des pics de fièvre et des vomissements.
J’ai demandé à sa pédiatre de faire les tests, elle a fait de simple tests pour les allergies vraies, qui se sont tous révélés négatifs. De mon côté j’avais commencé à enlever lactose et gluten, la pédiatre m’a demandé de les remettre « pour pas qu’elle soit carencée et triste avec un régime qui ne sert à rien ». Pourtant ma fille n’avait plus de diarrhées, mais j’ai repris une alimentation classique, et le cauchemard a continué. On me disait que j’étais trop anxieuse et que c’était çà qui la rendait malade.
Enfin, à 5 ans, elle a pu voir un gastro, qui lui a diagnostiqué une intolérance au lactose par tests respiratoires. Rien sur le bilan sanguin, j’avais remis le régime en place parce que je n’en pouvais plus de voir ma petite fille souffrir. Elle allait mieux, mais ce n’était toujours pas çà, elle avait encore des migraines quotidiennes.
Seconde gastro qui prend le relai, j’avais demandé un RDV en urgence car ma fille était pliée en 2 de douleur à l’école, un après-midi, celle-ci me dit que m’a fille a un simple colon irritable, que le régime ne sert à rien, que je suis malade et que je rend ma fille malade.
Résultat? J’ai remis 3 jours de gluten et j’ai pu prendre en photo ma fille couverte de plaques sur le visage. Entre temps, j’ai décidé de chercher si il n’y avait pas un autre aliment à problème, et j’ai décidé de commencer par supprimer le soja (je voulais faire par ordre: soja, oeuf, etc… Jusqu’à trouver celui qui la rend malade).
Depuis, ma fille va miraculeusement mieux, mange de tout sans avoir peur, dort la nuit, n’a plus de migraines ni de diarrhées et n’est plus anémique sur ses bilans.
Conclusion:
2 ans de douleurs pour moi et toute une vie de fatigue…
5 ans de souffrances pour ma fille.
Il y a du chemin à faire en France.
bonjour,
je voulais juste dire à émilie et flo makanai, qu’elles ont eu bcp de chance de trouver une oreille médicale suffisamment ouverte pour penser à un possible problème avec le gluten. Mon gastro suite à ma gastroscopie, m’a juste dit que j’avais le syndrome du colon irritable et que je devais faire avec, j’aurais des crises de douleurs et qu’il fallait faire avec, car les médicaments anti-douleur prescrit n’ont jamais rien soulagé. C’est certain qu’il ne faut pas se lancer à la légère dans un régime sans gluten, mais il est aussi dur de trouver un médecin qui nous écoute, le mien, je parle du généraliste, n’a même pas voulu me prescrire la prise de sang! Allez savoir pourquoi. Pour ce qui est de mon garçon, je me laisse encore le temps de la réfléxion et voir avec le pédiatre ce qu’il en pense.
bonne journée à vous
dominique
Bonjour Karen – je me suis permise de faire un lien dans mon billet d’aujourd’hui vers ton article très bien fait et complété pas d’interessants commentaires. l’éveil des consciences est un dur et long chemin mais nous y apportons notre petite contribution – Et merci encore pour le bouquin , j’ai trop hâte de le recevoir 😉 des bises
@Iza : merci 🙂
J’ai, moi aussi, décidé de supprimer le gluten, à la suite d’une conférence du Professeur Joyeux qui va ,dans le même sens que le Dr Seignalet.
Je vivais sous le mode « constipations – dhiarrées ». au début, je pensais que cela venait des produits laitiers, mais je suis presque végétalienne (j’accepte seulement les œufs, dans les pâtisseries ou préparations telles que tartes ou quiches), je consommais de temps en temps des fromages de brebis ou de chèvre. Lorsque je prenais du fromage à base de lait de vache, aussitôt, j’avais de la diarrhée. Ce qui m’handicapait, vu que je fais de la randonnée pédestre. J’ai donc décidé de supprimer les céréales à base de gluten, et presque instantanément, mon transit intestinal s’est amélioré. J’ai retrouvé le poids que j’avais à 40 ans, (j’ai perdu 8 kilos en un an et demi, sans fatigue et perdu 2 tailles du 42, je suis passée au 38) et mon ventre n’est plus ballonné. Mon fils, âgé de 33 ans, végétalien, depuis plusieurs années, a lui aussi décidé de supprimer le gluten, suite à une crise de polyarthrite et sans traitement n’a plus eu de douleurs. Il vit dans la région parisienne et cuisine sans gluten. Il s’aperçoit déjà que ses 2 jeunes enfants, ne sont plus enrhumés.
J’ai demandé à mon médecin traitant, homéopathe, de faire le diagnostic, pour savoir si j’étais vraiment intolérante au gluten, mais comme il est dit plus haut, il faudrait manger normalement pendant plusieurs mois,c’est à dire des céréales avec gluten ou sans, pour avoir un diagnostic précis.
Eh bien, peu importe, je continue le sans gluten, et je me porte très bien. J’ai 65 ans, j’ai toujours bon moral, suis très active, rarement fatiguée.
J’ai acheté le livre de cuisine d’Eva-Claire Pasquier « Recettes gourmandes » sans lait de vache, sans gluten, sans œufs. Mais j’apprécie, oh combien, les recettes de cuisine saine de Karen, que j’ai découvert après l’achat de ce livre.Merci beaucoup, Karen, pour tout ce que tu fais, et j’adore lire tes commentaires, et ta façon humoristique de rédiger les textes.
Pauline
@Pauline : merci ça me touche beaucoup ce que tu dis 🙂
si besoin..je connais un très bon médecin sur Paris qui a découvert que mes douleurs étaient dues à des intolérances, juste à partir de mes symptômes. un soulagement quand on va voir des médecins et gastro-entérologues pendant 2 ans et qui restent sans diagnostique.
Merci de me donner l adresse du médecin
merci pour cet article sur l’intolerence au gluten !
tres bien fait ,!
ça devient 1 vrai probleme pour moi
car avec je me decouvre d’autres intolerences moi qui mangeais de tout sans probleme !
bonne semaine
dolyane
Bonjour,
Pendant des années j’avais des douleurs ventre,souvent des gastro.
Puis ont m’as annonce une spondylarthrite ankylosant (souvent des lombalgies,sciatique,douleurs aux articulations,fatigue reccurente).
Apres plusieurs traitement immuno-suppresseur du psoriasis est apparu,colopathie-fonctionnelle,constipation sévère,douleurs au ventre intense, ballonnement,prise de poids…
J’ai donc arrêter les anti-inflammatoire pensant que les douleurs venait du traitement, L’allergologue m’as conseiller d’arrêter le gluten pour voir,le généraliste aussi puis la rhumato.
C’ÉTAIT VRAIMENT FOUILLIS POUR MOI LE GLUTEN C’EST QUOI ÇA?????JE ME SUIS TOURNER VERS « L’AUTRE MÉDECINE » ILS M’ONT EXPLIQUE LE GLUTEN ET CE QU’ILS FESSAIT SUR LES INTESTIN ET LES RETENTISSEMENT QUI EN DÉCOULAIT…dont pour la maladie coeliaque : Dépression possible,Douleurs,Carence Vit.D,Constipation, Diarrhée……ect J’ai une dépression suite a l’annonce de ma Spondylartrite ,j’avais une constipation sévère ou alternance avec la diarrhée;
Colon irritable ET COLOPATHIE FONCTIONNELLE Suivie par un gastro qui était dépasse, ballonnement,migraine BREF je m’arrête la je pense que les symptômes sont assez exprime donc prise de sang après avoir été au urgence tellement je souffrais car la veille j’avais « essayer » de manger une brunchetta et bein je la regrette car j’ai tellement été malade.
Prise de sang avec lipase en baisse et globule rouge pas bon l’état inflammatoire est aussi du a ma spondylartrite DONC RDV GENERALISTE qui me prescrit la prise de sang pour la maladie coeliaque et selon les résultats rdv avec un gastro pour fibro et colo.
LE PIRE DANS TOUT CELA C’EST LA RÉACTION DE L’ENTOURAGE!!Mon mari se moquais de moi au début: »attention il y a peu être du gluten cache dans l’eau » maintenant quand il voit mon état avec et sans gluten la question ne se pose plus.Mais j’ai encore de la famille qui trouve cela bizarre que je sois intolérante ou comme ça une maladie qui arrive et tous cela du au gluten LE FAMEUX RÉGIME A LA MODE!!!Mais je pense que certain médecin ne cherche pas vraiment de relation entre les symptôme souvent se sont les patients qui leurs disent les choses et ENFIN les choses avance et les patients soulagés!
ALORS MERCI POUR CE BLOG,POUR TOUTES CES INFOS,LA DESCRIPTION DES ALIMENTS……LES RECETTES AUSSI!!!Le sans gluten même fait maison coûte cher et ont ne peu plus dire on se fait livrer une pizza? NAN NAN!! Alors je ne pense pas que se soit une partie de plaisir que de dire: »je suis sans gluten je peu pas manger!! »OU »y’a quoi comme ingrédients? »ensuite je devrais exclur quelque temps le lactose la encore c’est autre choses donc ton blog me serviras beaucoup!
MERCI
Myrioku, quel est le nom de ce super médecin sur Paris?
L’exemple de René, c’est le mien! J’en ai mangé du charbon médicinal parce que je faisais de « l’aérophagie »! Qu’est-ce que je n’ai pas entendu, moi qui était forcément « trop nerveuse »! Mais que le menu à la table familiale de René est pauvre: quelqu’un a-t-il vu une salade ou des légumes? La coeliakie m’a au moins permis de recentrer notre alimentation à tous. Au final, ce n’est pas si compliqué que cela…
Bonjour, excellent article !! Est-ce que quelqu’un connaitrait un médecin disons « ouvert » sur l’intolérance du gluten sur Toulouse, Auch, ou Agen? C’est pour mon fils, pour lequel j’ai un gros doute, ma fille aussi qui vient de faire une illéite, donc je me pose des questions. Merci 🙂
Après 9 mois de rééducation chez le kiné pour une lombalgie L4 L5 avec arthrose, j’ai testé l’alimentation sans gluten depuis une semaine suite à la lecture du livre de Julien Venesson. Les douleurs disparaissent!!!!! J’ai coûté 22 séances à la sécu, 4 visites chez 3 médecins différents pour trouver une solution: aucun ne m’a parlé du gluten.
Il semblerait que le petit épeautre ne contient pas de gluten ou en quantité infini décimal….et les autres épeautres beaucoup plus….
bonjour,
je découvre ce blog qui est très complet.
ma tante a été diagnostiqué intolerante au gluten, il ya quelques années, de petite corpulence (- de 50kg), des maux de ventre, des migraines, diarrhés et constipations a répétition. Etant très proche toutes les 2, de ces caracteristiques physique et symptomatique, elle m’a alerté sur cette eventualité qui depuis mon enfance, a engendré a l’adolescence a ce qu’on avait diagnostiqué par une anorexie, maux de ventre spasmodique et il ya deux ans par une crise qui me scotché au toilette jusqu’a 6 fois par jour, avec des douleurs allant jusqu’au malaises vagaux, du sang dans les selles et une perte de poids importante en quelques mois. A la suite d’une fibro et colio, les resultats n’ont decelé que des lésions sur la paroi intestinal mais pas de biopsie faite malgrè ma demande. aujourd’hui suite a une contracture musculaire prolongé, je viens d’etre operé d’une hernie au cervicale, je suis fatigué, stressé et de nouveaux ces genes dans les selles reviennent!! j’ai consulter une bioenergeticienne qui m’a alerté de nouveaux sur la saturation de mon intestion en bacteries et decelant de nouveaux cette intolerance aux gluten, je voudrais en parler a mon medecin mais quoi lui demander?? je vais essayer de nouveaux ce regime sans gluten mais ne faut il pas une tite tetox de l’intestin avant?? les probiotiques peuvent ils aider ?? ya til une prise de sang precise a demander?? je suis un peu perdu et apeurer car j’ai essayé le regime sans gluten mais n’avais pas tenu sur le long terme. la je suis decidé mais je voudrais etre sur pour ne pas faire de betisses. Merci pour votre page bonne journée a vous
Bonjour,
J’ai arrêté le gluten cet été suite à différents symptômes de mon propre chef. Ça a été formidable et radical à ce moment-là et tout l’été. Puis certains symptômes très gênants réapparaissaient par ci par là et je me suis dis que après tout ce n’était peut-être pas cela, peut-être que mes intestins étaient fragiles à tout ou que j’avais un problème de glycémie (vertiges). J’avais fait une prise de sang négative pendant le régime. j’ai donc mangé un bon couscous le week-end dernier. J’ai eu une réaction très violente comme si j’avais pris une drogue puissante. J’ai eu tous les symptômes en même temps et sur plusieurs jours. J’ai réalisé que beaucoup d’entre eux étaient des symptômes que j’avais régulièrement avant le régime, mais pas vraiment tous en même temps. Je n’ai donc pas fait le lien entre un état grippal récurrent, des douleurs maxiliaires, dentaires et articulaires, des crampes et fourmis, une grande fatique, un état émotionnel en zigzag, des vertiges etc, etc, etc. J’ai bien compris cette fois-ci qu’il ne fallait pas que je mange une miette de gluten… mais je ne sais pas quoi faire au niveau médical. Je lis que les tests et la biopsie sont négatives si on est au régime, mais je n’ai pas envie d’en reconsommer pendant un mois pour qu’un médecin me croit et que je puisse dire sans complexe à mon entourage, je suis coeliaque… Je me suis sentie vraiment trop mal, et j’ai gâché trop de journées de ma vie, pendant toutes ces années. Je voudrais savoir si vous pourriez me conseiller un médecin qui serait à l’écoute, notamment pour regarder si j’ai des carences alimentaires et m’aider (j’ai testé la ferritine qui en gros a disparu…). Je suis un peu perdue… Merci de votre écoute.
Bonjour,
Merci Karen pour ce blog plein de délicieuses recettes. Ne pouvant manger (principalement) ni gluten ni lait j’en m’en sers très souvent. Il m’a beaucoup aidé à changer d’alimentation et pour ça, merci.
Même si l’article date d’il y a un an, je voudrais répondre à Marie et Eva en leur racontant ce qui m’est arrivé. (si jamais elles repassent par ici)
J’avais en gros les même symptômes qu’Eva, avec des vertiges et les malaises tellement horribles qu’ils ont un peu ruiné ma scolarité. J’ai eu beaucoup de mal a me faire prendre au sérieux par les médecins, jusqu’au jour ou j’ai trouvé le bon.
Je suis intolérante à plusieurs choses : gluten, lait de vache, sarrasin, agar agar pour les principaux.
Je n’ai pas la maladie coeliaque, et on peut être très malade d’une intolérance sans avoir cette maladie.
Il existe un test sanguin pour savoir à quels aliments on est intolérant. Malheureusement il n’est pas remboursé par la sécu et il est très peu connu des médecins. Je l’ai fait, il est fiable vu que ça a bien marché pour moi et ma famille. Donc quand on a un gros doute, je pense que ça vaut le coup d’investir.
Ensuite, il n’y a pas que le gluten qui peu rendre vraiment malade, on peu être intolérant a n’importe quel aliment, pour le savoir, il faut tester.
Exemple, mon frère est intolérant aux blanc d’œuf, à tous les laits animaux, aux noisettes…
Il n’y a pas que le lait de vache et le gluten!
Voilà, si je peux aider quelqu’un je serai ravie, car je sais que c’est très dur de s’y retrouver étant donné que les médecins globalement à la ramasse sur le sujet.
Je viens de lire votre article sur la maladie coeliaque.Merci beaucoup sa m’a ėclairé sur surtout la façon de lire les étiquettes sur les articles il a beaucoup de choses que je savais pas.Je suis nouvellement diagnosticquée malade coeliaque depuis mars 2015 et je me cherche des recettes j’ai trouvé votre site dernièrement et je vais essaiyer vos recettes j’en ai pri en notes quelques une et je vais vous revenir pour vous donner mes commentaires.En attendant un gros merci de penser à nous et j’espère que vous allez continuer à nous gâter.
Après une vingtaine d’années de problèmes intestinales (diarrhée constant)je ne mange plus de gluten et miracle plus de problèmes!
Avoir de nouveaux recettes me changera pas mal de choses. J’aime bien faire mon pain en MAP mais je n’ai jamais trouvé une bonne recette.
Je suis nouveau et espère beaucoup de votre blog. Merci d’avance pour de recettes simples, je suis pas bonne cuisinière!
Anneke
@Anneke : voilà une recette de pain à la MAP : https://cuisine-saine.fr/recette-sans-gluten/pain-sans-gluten-a-la-map-machine-a-pain bon courage ♥
Bonjour Karen,
Article très intéressant !!
Juste peut être ajouter dans les symptômes : les fausses couches!
Même mon gastro entérologue me dit qu’il se bat pour qu’un test soit fait dans les centre AMP lorsqu’il y a plusieurs fausses couches subies!!
C’est pour cette raison que j’ai arrêté le gluten mais sans faire de test car je devais refaire un protocole AMP rapidement : grossière erreur.
Cela fait 4 ans que je suis un régime sans gluten … et quel bénéfice!! Energie à revendre, pus de bobos de peau, plus de douleurs articulaires et surtout bcp, bcp moins de migraines … les phases dépressives (suite echec FIV), vite remontées !!
Bref, juste une meilleure vie !!
Je dois cependant reprendre pendant un mois et demi du gluten pour valider, ou pas, mon intolérance au gluten de manière à être véritablement sure!! et pour mon suivi futur.
J’ai commencé hier avec un peu de pain. Quel délice … mais j’ai vite déchanté : douleur au ventre même pas 5 mn après ingestion, diahrée et coup de bambou direct !!! 4 heure de fatigue intense … Je n’en revenais pas… Cela dit après 4 ans …
Mais bon, s’il faut en passer par là … pour être sure!! Et oui, si je suis reconnue intolérante, fini les remarques désagréables !!!
Du coup, je louche vers un de mes gâteaux préféré à la boulangerie … tant qu’à être malade .. autant se régaler !! 😉
Merci pour le blog!!