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Dès que les premières chaleurs s’installent, c’est le grand retour de la saison des bocaux et des conserves. L’été est aussi la meilleure période pour cultiver son potager : les tomates gorgées de soleil, franchement incomparables avec celles du commerce, les courgettes à gogo, les haricots verts qu’on ne sait plus où mettre… Encore faut-il savoir quoi en faire avant que tout ne file au compost !

La technique la plus simple pour garder ces saveurs de l’été jusqu’en hiver reste la mise en conserve. Un gros congélateur peut dépanner, mais je préfère de loin préparer des conserves de haricots verts et des coulis de tomates dans des Bocaux Le Parfait. Les haricots verts perdent beaucoup de leur texture à la congélation, alors qu’ils restent fondants en bocal. Et avoir des coulis et sauces tomate tout prêts dans son placard, c’est un vrai gain de temps toute l’année. J’aime particulièrement la marque Le Parfait : ces bocaux traversent les décennies sans broncher. Les miens viennent d’une mamie voisine de mes parents qui n’en avait plus l’usage : nouvelle vie pour eux, et zéro déchet en prime !

Comment réussir vos bocaux et conserves ?

Comment réussir vos bocaux et conserves ?

Si vous possédez un extracteur de jus, c’est également le bon moment pour le sortir. Certains modèles à vapeur pasteurisent et extraient en même temps, ce qui permet de conserver directement les jus de fruits et légumes en bocaux. Le Parfait propose aussi un modèle en inox dans cette catégorie. Mais revenons à nos moutons, et parlons bocaux et conserves en détail.

Les grandes familles de conserves maison

Il existe plusieurs façons de conserver un aliment en bocal, et elles ne se valent pas toutes en termes de sécurité alimentaire :

  • Au sucre : les fruits au sirop, comme ces poires au sirop, sont parmi les conserves les plus simples et les plus sûres, le sucre limitant le développement microbien.
  • À l’alcool : cerises à l’eau-de-vie et autres fruits macérés profitent de l’effet conservateur de l’alcool.
  • Au vinaigre : c’est la technique classique des cornichons, qui repose sur l’acidité pour bloquer les bactéries (à ne pas confondre avec les cornichons lacto-fermentés, qui suivent une logique différente, celle de la fermentation).
  • À l’huile : comme ces courgettes, à condition de bien respecter les étapes de préparation en amont, l’huile seule n’étant pas suffisante pour éliminer les risques.
  • Au sel ou au naturel : ce sont les conserves qui demandent le plus de rigueur, en particulier pour les légumes peu acides.

Les possibilités sont donc vastes, et c’est ce qui rend la mise en conserve si créative. Mais un point mérite qu’on s’y attarde, car il change tout sur le plan de la sécurité : l’acidité de ce que vous mettez en bocal.

Pourquoi l’acidité change tout à la stérilisation

Les fruits, les tomates bien mûres, les préparations au vinaigre sont des aliments acides : une simple stérilisation à l’eau bouillante (100°C) suffit à les rendre sûrs à la conservation. C’est ce qu’on appelle la stérilisation au bain-marie ou au faitout.

Les légumes peu acides en revanche, comme les haricots verts, les courgettes nature, les carottes ou les petits pois, se trouvent dans une autre catégorie. L’eau bouillante seule (100°C) ne suffit pas à détruire les spores de la bactérie responsable du botulisme, une intoxication rare mais grave. Pour ces légumes, la mise en conserve sûre à la maison nécessite une stérilisation sous pression (autoclave ou autocuiseur adapté à la stérilisation), qui permet d’atteindre 115 à 121°C. C’est une règle centrale des référentiels de sécurité alimentaire pour la conserve maison, et elle s’applique quelle que soit la recette utilisée. En cas de doute sur le matériel ou la méthode, la lacto-fermentation ou la congélation restent des alternatives plus sûres pour ce type de légume.

Le matériel : bien choisir ses bocaux

Les bocaux Le Parfait et leurs équivalents à joint en caoutchouc et fermeture métallique à charnière sont conçus pour durer des années, à condition d’entretenir correctement les joints. Quelques points de vigilance :

  • Inspectez le verre avant chaque utilisation : la moindre ébréchure, même minuscule, sur le rebord compromet l’étanchéité.
  • Changez le joint en caoutchouc à chaque nouvelle mise en conserve. C’est la pièce la plus fragile, et un joint réutilisé plusieurs fois perd de son élasticité.
  • Vérifiez que la taille du joint correspond bien au diamètre du bocal : ils ne sont pas toujours interchangeables d’un modèle à l’autre.

Les étapes pour réussir ses bocaux et conserves

  1. Lavez vos bocaux à l’eau chaude savonneuse. Vérifiez qu’ils sont en parfait état, rincez-les à l’eau très chaude (ou mieux, ébouillantez-les), puis laissez-les sécher retournés à l’air libre sur un torchon propre. Installez les joints neufs à ce moment-là, après les avoir eux aussi ébouillantés : c’est bien plus facile à faire maintenant qu’une fois les bocaux remplis.
  2. Sélectionnez des fruits et légumes sains, frais et propres. Lavez-les soigneusement, surtout s’ils sortent tout juste du potager et sont encore couverts de terre. Cuisinez-les, blanchissez-les si la recette le demande : chaque préparation a ses spécificités, alors suivez les indications à la lettre.
  3. Remplissez les bocaux en laissant environ 2 cm d’espace libre sous le bord. Cet espace de tête est indispensable : il permet au contenu de se dilater légèrement à la chaleur sans faire sauter le joint. Le niveau de remplissage est en général indiqué directement sur le bocal.
  4. Nettoyez soigneusement le pourtour des bocaux avant de les fermer : la moindre trace de jus ou de graisse sur le rebord empêche une fermeture hermétique. Refermez ensuite à l’aide de la fermeture métallique.
  5. Stérilisez selon la nature de votre préparation. Les conserves au vinaigre ou à l’alcool n’en ont généralement pas besoin ; celles au naturel, au sel, au sucre ou à base de légumes peu acides en ont impérativement besoin, avec une méthode adaptée (bain-marie pour les préparations acides, autocuiseur ou autoclave pour les légumes peu acides). Suivez toujours le temps indiqué dans la recette, qui varie selon le type d’aliment et la taille des bocaux. Pour une stérilisation au faitout : remplissez-le d’eau de façon à couvrir largement les bocaux, glissez un torchon au fond et entre les bocaux pour éviter qu’ils ne s’entrechoquent, et maintenez une ébullition constante pendant toute la durée indiquée. Laissez toujours l’eau refroidir complètement avant de sortir les bocaux.
  6. Vérifiez l’étanchéité une fois les bocaux refroidis. Ouvrez la fermeture métallique et tirez doucement sur le couvercle : s’il résiste, c’est bon signe, la stérilisation a fonctionné. S’il se soulève facilement, il faut recommencer toute la procédure après avoir vérifié l’état du bocal et changé le joint.
  7. Stockez vos bocaux dans un endroit frais, sec et à l’abri de la lumière jusqu’à dégustation. Un placard ou une cave conviennent parfaitement ; évitez en revanche un emplacement proche d’une source de chaleur.

Comment ouvrir un bocal

Rien de plus simple : ouvrez la fermeture métallique, puis tirez sur la languette du joint. Vous devez entendre un petit « pschitt », signe que le vide s’est bien fait pendant la stérilisation. Le couvercle se décolle alors sans effort, et il ne reste plus qu’à déguster.

Les problèmes qu’on peut rencontrer

Plusieurs petits incidents peuvent compromettre une conserve :

  • Bocal trop ou pas assez rempli : cela perturbe la stérilisation et peut empêcher la fermeture correcte du couvercle.
  • Joint usé ou bocal ébréché : l’étanchéité n’est plus garantie, et la stérilisation risque d’échouer.
  • Pourtour du bocal mal nettoyé : le moindre résidu empêche le joint de faire son travail.

Un point de vigilance à ne jamais négliger : si un bocal stocké s’ouvre tout seul, sans que vous ayez besoin de tirer sur la languette, ne le consommez surtout pas. Cela signifie que la stérilisation n’a pas fonctionné, et le contenu n’est plus sûr. Le même réflexe s’impose face à un bocal bombé, à un couvercle qui a du jeu, ou à une odeur suspecte à l’ouverture : dans le doute, on jette, sans même goûter.

Combien de temps se conservent les bocaux ?

Bien réalisées et stockées à l’abri de la lumière et de la chaleur, la plupart des conserves maison se gardent facilement une à deux années. Le contenu peut perdre en couleur ou en texture avec le temps, sans que cela signifie une altération : c’est justement l’ouverture qui permet de vérifier que tout est en ordre (couvercle qui résiste, absence d’odeur suspecte). Une fois ouvert, un bocal se conserve comme n’importe quel plat cuisiné, au réfrigérateur, et se consomme en quelques jours.

Le conseil de Karen

Avec ces repères en tête, vous voilà prêts pour vos ateliers de conserves estivaux, en toute sérénité et en prévision de l’hiver ! N’hésitez pas à commencer par des recettes acides (fruits, tomates, cornichons) si c’est votre première saison de mise en bocaux : elles pardonnent davantage les petites imperfections que les légumes peu acides.

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