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La pâte de coing fait partie de ces douceurs que l’on n’invente pas : nos grands-mères la préparaient déjà chaque automne, quand les coings jaunissaient sur l’arbre et parfumaient toute la maison. C’est une recette traditionnelle à laquelle je n’ai pas touché, avec seulement deux ingrédients : des coings et du sucre, à poids égal. Elle est naturellement sans gluten, sans lactose et vegan. Le fruit, très riche en pectine, prend tout seul en une pâte ferme et translucide, d’un bel ambre orangé, qui se coupe en carrés et se garde jusqu’à Noël. C’est d’ailleurs un joli cadeau à glisser dans une petite boîte en fer.
La recette demande surtout de la patience : une heure de cuisson en remuant sans arrêt, puis trois jours de séchage. Ne jetez pas l’eau de cuisson des coings, elle sert de base à ma gelée de coing, et vous profiterez ainsi du fruit en entier. La version traditionnelle est très sucrée, c’est ce qui lui permet de se conserver des mois. Si vous préférez une douceur moins sucrée à manger rapidement, essayez ma pâte de coing légère à l’agar-agar. Et si les pâtes de fruits vous plaisent, mes pâtes de fruits à la poire se préparent à la même saison.
Pourquoi cette recette fonctionne
- La peau et les pépins cuits avec le fruit : ils sont très riches en pectine, qui fait prendre la pâte de coing sans aucun gélifiant.
- Autant de sucre que de purée : cette proportion assure la prise et permet une conservation de plusieurs mois.
- Une longue cuisson en remuant : l’eau s’évapore, la pâte épaissit et prend sa couleur ambrée sans attacher au fond.
- Trois jours de séchage : la surface se raffermit et les carrés se manipulent sans coller.
Recette de la pâte de coing traditionnelle
- Recette sans gluten
- Recette sans lactose
- Recette végétarienne
- Recette vegan

Pâte de coing traditionnelle, coupée en carrés
Confiserie
Pour 1 plaque de 30 × 40 cm, soit environ 1,5 kg de pâte (120 carrés de 3 cm)
Temps de préparation :
Temps de repos : 3 jours (séchage)
Temps de cuisson :
Temps total :
Ingrédients
- 1,5 kg de coings bien mûrs et jaunes
- Du sucre de canne blond, le même poids que la purée de coing (environ 1 kg)
- De l’eau pour la cuisson
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- Préparer les coings
Frottez les coings avec un torchon sec pour retirer leur duvet, puis lavez-les. Coupez-les en 8 sans les éplucher ni retirer les pépins, et mettez-les dans une grande cocotte. - Cuire les coings
Versez de l’eau à hauteur des fruits et faites cuire à feu moyen 30 à 40 minutes. Les morceaux doivent être tendres sous la pointe d’un couteau, sans se défaire. - Égoutter
Égouttez les coings dans une passoire posée sur un saladier. Gardez l’eau de cuisson, parfumée et riche en pectine, pour préparer une gelée de coing. - Passer au moulin à légumes
Passez les morceaux encore chauds au moulin à légumes, grille fine : la peau et les pépins restent dans le moulin. Pesez la purée obtenue, puis pesez le même poids de sucre. - Cuire la pâte
Versez la purée et le sucre dans une cocotte en fonte ou une casserole en inox à fond épais. Faites cuire à feu moyen-doux pendant 45 minutes à 1 heure, sans cesser de remuer à la cuillère en bois, en raclant bien le fond. La pâte crache en épaississant : protégez votre main avec un gant et utilisez une cuillère à long manche. - Vérifier la cuisson
La pâte est prête quand elle a pris une couleur ambrée, qu’elle se décolle des parois et que la cuillère laisse une trace qui ne se referme pas au fond de la cocotte. - Étaler
Versez la pâte sur une plaque à rebords chemisée de papier cuisson et étalez-la à la spatule sur 1 cm d’épaisseur environ. Lissez la surface. - Laisser sécher
Laissez sécher 24 heures à température ambiante, à l’abri de la poussière. Retournez la pâte sur une nouvelle feuille de papier cuisson et laissez sécher encore 48 heures. - Découper et conserver
Coupez la pâte en carrés de 3 cm avec un couteau légèrement huilé. Rangez-les dans une boîte en fer, en séparant les couches par du papier cuisson, dans un endroit frais et sec.
Le matériel que j'utilise
Je n'ai pas encore comparé les modèles de cette catégorie, mais voici ce que j'utilise au quotidien.
Le conseil de Karen
Choisissez des coings bien jaunes et très parfumés : ce sont eux qui donnent la plus belle couleur à la pâte de coing. Pour la cuisson, ne vous éloignez pas de la cocotte, même deux minutes. La pâte attache très vite en fin de cuisson, et un goût de brûlé ne se rattrape pas. Je mets une radio ou un podcast, et je remue tranquillement en écoutant.
Valeurs nutritionnelles indicatives pour 100 g de pâte de coing
Par 100 g
| Énergie | ~300 kcal |
|---|---|
| Glucides | ~75 g |
| Dont sucres | ~72 g |
| Protéines | ~0,3 g |
| Lipides | ~0,1 g |
| Fibres | ~1,3 g |
| Sodium | ~0,01 g |
Soit environ 35 kcal par carré de 3 cm (12 g environ). C’est une confiserie très sucrée, à déguster en petite quantité.
Astuces et variantes pour la pâte de coing
Mes idées pour réussir et servir cette confiserie
- Enrobée de sucre : roulez les carrés dans un peu de sucre cristal avant de les ranger, ils colleront moins entre eux.
- Dans des moules : coulez la pâte dans de petits moules en silicone ou en métal, pour des bouchées en forme de cœur ou d’étoile à offrir.
- Avec du fromage : en Espagne, le membrillo, son proche cousin, se sert avec un fromage de brebis affiné. Pour une version sans lactose, choisissez un brebis longuement affiné.
- Au sucre blanc : avec du sucre blanc, la pâte reste plus claire et plus orangée. Le sucre de canne blond lui donne une teinte plus foncée et un léger goût caramélisé.

En fin de cuisson, la pâte se décolle des parois et la cuillère laisse une trace au fond
Questions fréquentes – pâte de coing
Pourquoi garder la peau et les pépins à la cuisson ?
Parce qu’ils contiennent une grande partie de la pectine du coing, la substance qui fait prendre la pâte. Ils cuisent avec les morceaux, puis restent dans le moulin à légumes : la pectine passe dans la purée, la peau et les pépins n’y sont plus.
Comment savoir si la pâte est assez cuite ?
Elle doit avoir pris une couleur ambrée, se décoller des parois de la cocotte, et la cuillère doit laisser au fond une trace qui ne se referme pas. Vous pouvez aussi déposer un peu de pâte sur une assiette froide : au bout de quelques minutes, elle doit être ferme et ne plus couler.
Pourquoi ma pâte de coing reste-t-elle molle ?
Elle n’a pas assez cuit, et contient encore trop d’eau. Remettez-la dans la cocotte et poursuivez la cuisson en remuant jusqu’à ce qu’elle se décolle des parois, puis étalez-la de nouveau. Un séchage trop court, dans une pièce humide, peut aussi la laisser collante.
Peut-on réduire la quantité de sucre ?
Pas dans cette recette. Le sucre participe à la prise avec la pectine, et c’est lui qui permet de conserver la pâte plusieurs mois. Avec moins de sucre, elle prend mal et moisit vite. Pour une version moins sucrée, préférez une recette à l’agar-agar, à garder au réfrigérateur et à manger rapidement.
Combien de temps se conserve la pâte de coing ?
Plusieurs mois, dans une boîte en fer bien fermée, dans un endroit frais et sec, avec du papier cuisson entre les couches. Préparée en octobre ou en novembre, elle se garde sans difficulté jusqu’à Noël et au-delà. Évitez le réfrigérateur, trop humide, où elle devient collante.
Chez moi, la saison des coings ne dure que quelques semaines, et je n’en laisse rien perdre. Les fruits les plus beaux finissent en carrés ambrés, l’eau de cuisson devient gelée, et il en reste souvent assez pour une crème de coing à servir au dessert. La gelée, elle, trouve sa place dans mon gâteau roulé à la gelée de coing, sans gluten, sans lait et sans œuf. Quand arrive décembre, je remplis de petites boîtes en fer de carrés de pâte, à offrir avec un pot de pâte à tartiner maison : un cadeau gourmand qui fait toujours plaisir. Cette pâte de coing demande du temps, mais très peu d’ingrédients, et le résultat n’a rien à voir avec les pâtes du commerce, souvent plus fermes et moins parfumées. Sur un plateau de fromages, au goûter ou à la fin d’un repas de fête, un seul carré suffit à faire plaisir. Prenez simplement votre après-midi, ne quittez pas la cocotte des yeux, et laissez le séchage faire le reste. Dites-moi en commentaire si vous la préparez comme votre grand-mère, ou si vous avez votre propre tour de main.
Déjà testé l’an dernier, je suis fan ! Et le top c’est qu’avec le jus de cuisson on peut faire une délicieuse gelée ! Vive les recettes 2 en 1 ^^
A la maison, nous n’arrivons pas à tenir jusqu’aux fêtes de Noël, c’est tellement bon !
miam, merci pour cette recette qui me rappelle mon enfance !
Tu as raison de partager une aussi bonne recette !
C’est tout ce que j’aime !!!!
depuis l’année dernière j’en fais et c’est un vrai délice!
par contre je mets moins de sucre que toi et elle se conserve bien! je la mets même au congélateur et elle est comme si je venais de la faire quand je la ressors 🙂
Ce doit être excellent, je n’en ai jamais fait 🙁
manue
Oh! Jolie photo Karen, çà fait rudement envie!
Merci Marie c’est mon amoureux le photographe officiel 😀 huhu
J’aime tout: la couleur, la texture, le goût, le look. (Et bravo à ton amoureux pour la photo !) Une valeur sûre, la pâte de coing. Merci Karen !!
J’adore la pâte de coing, mais je n’arrive pas à mettre la main sur de beaux coings (et surtout, je n’arrive pas vraiment à les choisir..)
Ça a l’air terrible, surtout si ça conserve. Je vois que tu utilises du sucre de canne blond, tu as une marque particulière sans gluten? Car certaines marques semblent me faire réagir, je suis à la recherche d’une marque clean! Merci d’avance.
@Louis : je ne suis pas sensible au gluten du coup je ne connais pas de marque sûr ! Mais je suis étonnée de ce que tu me dis, je pensais qu’il y avait un risque que dans le sucre glace 🙁
La texture a effectivement l’air parfaite – à la fois ferme et fondante. Et quelle belle robe d’un rouge profond légèrement translucide ! Bravo : il y a de quoi s’en boucher(ees) un coing…
La pâte de coing! Quel régal! Chaque année, j’en fait en suivant à peu près ta recette (j’enlève les pépins mais je les mets à cuire avec les coings dans un sachet à thé). L’an dernier, j’ai mis ma pâte dans de petites barquettes en aluminium (15*12*4 cm) sur environ 3 cm d’épaisseur. Et bien, il me reste encore une barquette! Elle n’a pas moisi mais une croute s’est formée à la surface que les enfants apprécient d’ailleurs. Je vais recommencer car j’aime bien manger de la pâte de coing en dehors de sa saison 😉
tes explications me donnent envie d’essayer.
Je note très précieusement cette recette que je réutiliserai quand je ferai ma gelée de pommes. Ca m’embête toujours de les jeter après avoir fini la gelée
mmmmmm, j’adore, merci pour toutes tes recettes, c’est gentil de partager avec nous.
je n’ai jamais fait de la pâte de coing, mais vu que l’on m’en a donnée, j’ai imprimé une recette et je vais donc essayer, si je les bien réussis, après à moi de la dégustation.
très bonne la recette. Pour faire un peu de fantaisie j’ai, lorsque la pâte à été cuite ajouté de la confiture de cornouille faite maison qui est rouge vif, effet garanti, la coloration est très jolie, ensuite découpe une fois sèche avec emporte pièce cœurs et étoiles.
bonjour,
merci pour la recette, c est delicieux . ou est-ce que utiliser le jus de reste? s il vous plait
merci
au revoir
Une première pour moi aujourd’hui ! Je viens de finir la préparation, en attente du résultat qui j’espère portera ses fruits !
Super résultat !!
Pâte de fruit avec du goût !
Néanmoins, j’ai mis un peu moins de sucre.
J’aurai aimé mettre une photo mais ce n’est pas possible.